Famille Nomade

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dimanche 31 janvier 2010

RUSSIE

Nous roulons jusqu’à la 1ere grande ville située à 160 km de la frontière après avoir fait une grasse matinée.
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Par rapport à l’Ukraine que nous venons de quitter ,il y a peu de changements : l’ habitat est pratiquement identique , le paysage est à peine plus vallonné, les véhicules sont encore majoritairement des Lada mais il y a beaucoup plus de marques de véhicules.On arrive même à voir des autos françaises (ce qu’ il n’y avait pas en Ukraine). Par contre ,on rencontre des véhicules avec une conduite à droite (et ils seront de plus en plus nombreux plus on se rapprochera de l’est) : ce sont des autos importées du Japon.

Nous stoppons donc à KURSK afin de trouver un hôtel car l’administration russe veut que les étrangers se fassent enregistrer dans les 3 jours de leur arrivée.
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CENTRE DE KURRSK

Serge part avec Franck en quad à la recherche d’un hôtel au centre ville.Il en trouve un en plein centre, style soviétique avec grand hall & réceptionniste avec regard perçant au-dessus de ses lunettes, voix très grave qui a l’air de te crier dessus alors que tu es « innocent » ,et prix à l’européenne 90 € pour 2 chambres.Nous voila donc tous en route vers cet havre de repos quand on se fait doubler par une sirène suivie d’une forte voix sortant d’1 haut-parleur qui nous fait tous sursauter! Le policier nous explique gentiment que le centre est interdit aux camions."Mais ce n’est pas 1 camion ,c’est "DOM" (maison ,en russe)".Et réponse imparable:"les maisons ça ne roulent pas sur la route !".

On repart à la « chasse » en ne trouvant qu’un hôtel 4 étoiles!

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On prends la suite afin de tous loger ensemble pour…76€ et 1 petit-déjeuner! (Serge fera l’effort incroyable de se dévouer pour gouter au petit-dej pantagruélique).Nous avons droit au bain(eau un peu verte quand-même),à une TV dans chaque chambre (en russe mais on arrive à voir le bon classement de Marseille et de Toulouse (sinon, il y a un très passionnant concours de fléchettes!).

Après cette halte, nous partons à"l’assaut" de l’est, en faisant presque 300 km journaliers.
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Nous avons quitté les plaines ukrainiennes pour un paysage bien plus vallonné, la terre est très noire et très sablonneuse, on traverse des forêts immenses d’épicéa.
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Le long des routes sont souvent arborés, parfois on voit une immensité de terrain très impressionnante.On passe par une région pétrolifère avec des puits de pétrole parsemés à travers les champs, cultivés par d’énormes tracteurs, tracteurs qui ont souvent des chenilles. Les routes sont toutes droites avec peu de virages parfois en bon état mais plus nous avançons vers l’est plus elles se dégradent.
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Elles ont eu raison encore une fois de notre remorque.Elle se fend en 2 donc nous montons le quad dans l’habitacle et la remorque en porte-à-faux.
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Nous roulons toute la journée afin de se rapprocher de la prochaine grande ville:UFA.

Là, nous trouvons un carrossier qui nous fait un bon travail ce qui nous permet de remettre le quad dans la remorque.
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Nous avons longé sur de nombreux kilomètres LA VOLGA le plus long fleuve d’Europe avec ses 3700 km.Franck a tâté la température:Glacial! Loïc est parti à la "chasse aux poissons" : bredouille ! Alors nous avons acheté des poissons séchés qui se vendent le long des routes.
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C’est énormément salé, pleins d’arêtes … sans plus.
On commence à s’habituer à l’alphabet cyrillique, par contre on a encore du mal à comprendre les russes qui parlent très fort et on a toujours l’impression qu’ils sont exaspérés de nous parler et que l’on ne comprend rien.
En règle général, ils sont assez amusés de nous voir, ils osent venir nous voir et quand on a réussi à établir un contact, ils sourient et veulent nous serrer la main.Ils sont quand-même étonnés de nous voir aller si loin avec autant d’enfants:ils nous souhaitent bonne chance!
La police est omniprésente, on se fait arrêter 3 à 4 fois par jour mais c’est par pure curiosité, ils ne demandent jamais de bakchichs.On a juste eu une amende pour excès de vitesse, mais on ne sais pas où il faut la régler…
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PREMIER REPAS DE CAROTTES EN RUSSIE POUR CIRIELLE

dimanche 24 janvier 2010

FIN DE L'EUROPE

Notre dernière grande ville russo-européenne est OUFA, ville de 1100000 habitants longée par le fleuve du même nom, long de 940 km, au bord duquel nous stoppons en pleine périphérie. Nous sommes devant une grande plage où les enfants se régaleront en jouant au rugby avec les ados qui viendront nombreux! Pendant que je vais en ville avec Franck en quad, Loïc s'amusera à faire connaître le rugby.
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Ses nouveaux compagnons vont lui apprendre les mots de base du russe, c'est à dire : tous les gros mots et bien sûrs ils sont tous tordus de rire de sa prononciation. Quand on revient, ils feront à tour de rôle un tour en quad. Pendant ce temps, Nina est allée se promener avec Serge et Cyrielle au bord du fleuve; elle a rencontré Camilla, une petite de 18 mois, et elles ont poussé ensemble la poussette de la poupée. Mais Serge a eu du mal à communiquer avec la maman qui était plutôt préoccupée par le fait qu'il manquait une chaussette à Cyrielle!
Nous rencontrons notre premier interlocuteur parlant un peu anglais: il est chauffeur et nous confirme qu'ils ont énormément souffert -eux aussi- de l'inflation du gasoil. Le prix a plus que doublé (de 18 à 50 roubles). Maintenant, il est à un prix très intéressant pour nous (maximum 18,30 roubles soit un peu moins de 0,50 cts € le litre!).En repartant de ce joli coin, on se fait doubler par une voiture de police (d’habitude ils nous arrêtent en nous faisant signe avec leur bâton) ils nous demandent en hurlant (c’est une habitude ici, ils ne savent pas parler sans hausser le ton!) et Serge est convié comme d'habitude à l'intérieur de la voiture, côté passager. Là, le policier lui fera comprendre qu'il n'a commis aucune infraction, mais qu'il a quand même un problème car le policier lui confisque le permis de conduire et il pourra le récupérer dans 6 mois! Au bout de 45 minutes et 20€ on a le droit de récupérer le permis! Voilà notre premier flic « véreux » russe (en espérant que se soit le dernier!) C'est vrai que pour l'instant malgré que l'on se fasse arrêter quotidiennement entre 3 et 4 fois, les policiers sont souvent très sympas, ils rigolent, ils sont amusés aussi par notre drôle d’engin, en profitent pour nous prendre en photo et nous laissent repartir...).
Nous quittons la plaine et abordons la pointe du massif montagneux: les Monts Oural.
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L OURAL

Cette longue chaîne montagneuse (2000 km du Nord au Sud) délimite -conventionnellement- la frontière entre la Russie d'Europe et la Russie d'Asie. Le point culminant est le « mont Elbrouz » (dans le Caucase) à 5633m; mais nous, nous culminerons à 1000 m mais nous verrons de beaux sommets enneigés.
De «l'autre côté » nous reprenons une immense plaine souvent arborée de bouleaux. Il y parfois de grandes forêts de bouleaux, parfois de petits bosquets qui rendent le paysage attrayant et nullement monotone!Nous découvrons aussi les « cow-boys du Far-Est »: des hommes à chevaux gardent de grands troupeaux de vaches, parfois aussi des troupeaux de chevaux.

Dimanche 10 Mai: le moteur tousse! Peur d'une grosse panne; et non, panne de gasoil! (Avec 1 réservoir de 400 l faut le faire!).
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Mais nous avons 1 bidon de 25 l qui nous aide à rejoindre la pompe qui est à 800 mètres! Une petite glace pour se remettre, discuter avec un routier qui vient de Vladivostok chargé d' engins japonais, avec des ouvriers de travaux publics: malgré leur énormes Kamaz (320 chevaux &châssis Man) ils disent qu'ils sont souvent en panne…
Le soir même, nous stoppons devant 2 petits lacs en bordure de route car il nous faut refaire le plein d'eau des cuves. Mais, comme ils sont au bord de la route, ils sont vraiment très sales (pneus, bouteilles...) & infectés de moustiques! Nous changeons de côté de route pour ne pas être piqués.

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Le lendemain, nous sommes prêts à partir à 10h du matin (c'est presque un record pour nous), Serge fait son demi-tour en empiétant sur le bas-côté quand on sent que le camion s'enfonce et... on est planté et bien planté! On sort les plaques de désensablage, on tente de sortir: NIET! Utilisation de plus grands moyens: Serge creuse sous les roues afin que l'on puisse glisser des branchages que l'on va couper dans des buissons un peu plus loin, puis on tente de lever les roues afin de bien glisser les plaques sous les roues. Mais c'est vraiment la galère car les planches que l'on glisse sous le cric s'enfoncent, s’enfoncent ! On retente une autre sortie sans plus de succès... c'est la déception et un peu de découragement! Malgré tout, on n'a d'autre choix que de persévérer et c'est ce que l'on fait jusqu'à l'arrivée massive des moustiques qui nous forcent à nous réfugier dans le « camping-car », fatigués, exténués et un peu découragés!Le lendemain matin dès 6H (!!) Serge part abattre du bouleau ! Il revient avec 2 énormes troncs.
On arrive à bien glisser les plaques sous les pneus les plus enfoncés et on refait un essai... le camion n'avance pas d'un centimètre! Gros découragement! Quand l'on voit en face un camion se garer, on fonce avec le quad lui demander de nous aider à sortir notre 4X4 mais il ne veut pas. Alors, les enfants s'équipent des gilets de sécurité et partent avec une corde au bord de la route pour tenter de stopper un camion. Une auto s’arrête, le monsieur vient nous parler, on n'y comprend rien, on ne saura jamais ce qu'il voulait nous dire car on ne le reverra plus... Après une bonne quinzaine de minutes, Loïc arrive à stopper un Kamaz mais le chauffeur est septique car il a peur lui aussi de s’embourber.
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NOS SAUVEURS

Juste en même temps on voit arriver la « DDE » russe (ils repeignent les lignes centrales de la route) qui fait une halte pour la pause du déjeuner. Le routier va leur demander s'ils sont d'accord de l'aider au cas où lui resterait embourbé. OUI (ouf). Il commence à nous tirer mais comme il a peur de continuer sur la ligne droite -dont le sol paraît moins ferme-, il stoppe et on s'enfonce encore plus. C'est un bon début mais même si on a fait 2 mètres, on est loin d'être sortis d'affaire! Notre routier cascadeur insiste pour nous sortir des ornières: marche arrière, le câble est bien détendu, et plein gaz, notre camion n'avance pas, son camion -vide- fait même un saut et il réitère la manœuvre 3 ou 4 fois et nous n'avons qu'une crainte c'est qu'il nous arrache tout l'avant. Le chef de la « DDE » prête son câble qui est plus long pour que le routier puisse nous tirer plus de travers et en étant sur un sol dur. Et là notre véhicule se dégage de son piège de boue ! Quel soulagement ! On aurait eu bien du mal à s'en sortir tous seuls; il nous aurait bien fallut 2 à 3 jours de travail supplémentaire sous un soleil de plomb et sous une nuée de moustiques … Rien n'est abimé, nous pouvons repartir en fin de journée -après 1 jour & demi de travaux forcés- au grand plaisir des filles qui retrouvent leur « ronronnement » favori qui les endort en 5 minutes!

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Le plus gros helico!

Pour le plus grand plaisir de Serge, nous avons vu le plus grand et plus gros hélicoptère du monde! Le MI-45: il soulève 40 tonnes au décollage, il a 4 moteurs, la puissance doit être de 24 000 chevaux, à l’arrêt les 5 pales sont soutenues par des perches. Ce « joli jouet » était un des tous premiers de la série des MI et il fini sa « carrière » sur un terrain vague à côté d’une vieille station service.


Nous sommes actuellement à NOVOSSIBIRSK à 4000 km de la frontière ukrainienne, au bord du fleuve OB(le fleuve préféré des cruciverbistes). Il est long de 4350 km et c'est un des plus longs de Russie. Comme nous n'avons toujours pas trouvé d’eau, on part avec le quad et des bouteilles de 5 litres pour remplir notre réservoir (aller-retour 8 min et Serge vient de perdre une bouteille).
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RAVITAILLEMENT EN EAU DANS L'OB

L 'eau est glacé, je vous le confirme car j’ai chuté les 2 pieds joints dedans, jusqu’aux genoux (Loïc a encore du mal à s‘en remettre tant il était plié de rire!). Depuis l'Ukraine nous achetons pour boire de l'eau potable en bouteilles (eux-mêmes ne boivent pas l'eau du robinet et ce que nous avions oublié de vous dire c’est qu’à L’VIV (Ukraine), ils ont de l’eau pendant 2h le matin & 2h le soir!).

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On voit de plus en plus de voitures japonaises (volant à droite) dont de nombreux modèles que l’on ne connait pas. On commence à voir quelques personnes de type asiatique.Le contraste entre le centre ville propre et plutôt riche (bâtiments bien entretenus, routes en bon état, gens habillés à l’européenne, magasins de luxe...) et la périphérie est saisissant: routes défoncées, rues en terre, immeubles délabrés, maisons individuelles en bois défraichies, petites épiceries, gens habillés plus modestement et pourtant on croise malgré tout de gros 4X4 dans ces petites ruelles.

Sergev a vu notre quad à côté du camion. Il s’est arrêté et a proposé à Serge une balade car lui en a un aussi. Rendez-vous est pris pour le soir même à 18h30.Sergev est en avance et c’est les garçons qui vont l’accueillir en mettant en pratique les quelques mots d’anglais qu’ils viennent d’apprendre, lui préparent un café et lui offre quelques gâteaux … J’arrive du centre quand ils sont tous en train de charger le quad dans son van japonais et les 3 hommes partent avec Sergev.
Ils se rendent d’abord chez un de ses copains qui habite une énorme maison. Il a 4 quads + 1 motoneige (Yamaha 1000 cm3). Ils partent avec les 3 quads (Sergev a un Grizzli 700 cm3 et son copain un Suzuki 750 cm3!) en direction de l’OB.
Là ils se font une magnifique balade entre les dunes de sables monumentales (30m de haut), les passages dans l’OB pour contourner les plages privées (Franck reviendra trempé), puis une balade dans les bois d’épicéa: des descentes vertigineuses et des montées « himalayenne » ! Retour à la nuit par les forêts profondes sibériennes.Et pour se réchauffer -une fois n’est pas coutume- du THE au miel (qui vient de l’Altaïr)!

MERCI beaucoup Sergev pour cette supère balade: on en gardera de supers souvenirs!