Le désert d' Atacama est une vaste région située à 1500 kilomètres environ au nord est de Santiago , et il se situe à la frontière entre la Bolivie et l'Argentine ,au pied de la Cordillère des Andes:l'altitude la plus basse est de 2500 m. Dans ces vastes étendues, on y trouve la plus vaste saline du pays, et les réserves de flamants roses les plus importantes du Chili, des geysers, des volcans actifs, des lagunes ,d'insolites formations rocheuses …. La ville principale est San Pedro de Atacama: 3000 habitants et autant de touristes.

C'est une oasis au cœur du désert.
Toutes les rues sont en terre battue, les bâtiments sont conservés dans un style traditionnel : tout est bâti en adobe,ce qui lui confère un caractère « arabique».

La grande majorité des magasins sont des « tours -opérators »- qui proposent un choix très vaste de balades - ou des hôtels et camping... la nouvelle mode des camping est de construire des dômes: habitation ronde , structure faite de triangles en bois et recouverte de terre (ou en toile , mais vu la chaleur et le peu d'ombre , ces derniers s’apparentaient plus à un four qu'à une chambre d'hôtel..)


Avis à ceux qui parlent français et qui ont de bonnes notions d'espagnol(pas nécessaire de le parler couramment) : il y a du travail à San Pedro, comme guide ou réceptionniste. Travail bien rémunéré. La saison commence mi-décembre jusqu'à mars. Les démarches pour travailler comme étranger sont faciles au Chili-contrairement aux autres pays d'Amérique du Sud-.

Les geysers d'El Tatio (4300 m): les 80 geysers les plus hauts -en altitude - au monde.

Depuis 3 jours , nous vivons à 2500 m d'altitude, la journée précédente, nous l'avons passée tranquillement dans un village à 3400 m et nous avons donc dormi à 4300 m sans que personne de nous 6 ait mal à la tête ,ou ait des vertiges...
Le froid est tenace jusqu'au lever du soleil (-7°) : on arrive à démarrer à 7 h du matin dans un énorme nuage de fumée noire... pour être au pied des geysers en compagnie des 700 autres touristes...
La région est très volcanique, des fumerolles s'élèvent dans le ciel sur plusieurs hectares et de l'eau jaillit du sol (pas très haut les jets d'eau) entre 6 h et 8 h du matin.

Plus tard, le vent disperse les vapeurs et les geysers ne sont plus visibles.

Par moment un peu d'odeur de souffre se fait sentir, par d'autres, on entend l'eau bouillir dans la terre. A ces altitudes ,l'eau bout à 85° au maximum ,pas plus.

Une « piscine » a été aménagé où l'on peut se plonger dans l'eau chaude (30° et parfois même plus car on a la sensation de se brûler!).
Une fois la foule partie -dès 9 heure du matin - on se prélasse tranquillement en bavardant avec des retardataires.

Puis on passe paisiblement la journée là, devoirs, jeux et rangements. On profite de l'eau chaude pour faire cuire notre repas de midi : œufs et conserves de petits pois.
Des chiliens sont impressionnés car les garçons font du monocycle : « eh ,il faut pas faire de tels efforts à ces altitudes !! »
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Et c'est vrai que l'on s’essouffle très rapidement, même les garçons arrivent à faire à peine 1/4 des efforts qu'ils ont l'habitude de faire.

Les lagunes Miscanti et Meňiques (4200 m). À quelques kilomètres de la frontière avec l'Argentine, ces 2 lagunes d'altitude sont splendides par leur couleur bleue sombre le soir venu. Elles sont bordées par 2 volcans qui portent le même nom ; l'ascension du volcan Miscanti est interdit car c'est un sommet sacré : à l'époque on y pratiquait des sacrifices ….d'animaux.
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Le volcan Miscanti.
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La lagune Menique et son volcan.

C'est là que nous passons notre nouvel an:sûr que l'on n'a pas été dérangé par les klaxons ni les pétards ! !

Le volcan actif « le Laskar » Son cratère est situé à 5400 m. Pour le gravir ,sa face sud est la plus accessible, ce qui nous oblige à longer le massif montagneux sur une centaine de kilomètres de piste.

La veille nous dormons dans un village situé à 3400 m où il y a un beau parc :les filles s'amuseront beaucoup avec les autres gamins et cela nous permettra surtout de nous acclimater à l'altitude. C 'est en sortant de Talabre que l'on aura la chance d'admirer notre premier – et seul pour l'instant- nandou. (appartient à la famille des autruches): c'est le plus grand oiseau que l'on trouve en Amérique, il peut mesurer jusqu'à 1m50 et le mâle pèse 25 kg.
Franck lui a couru derrière :il n'a pas réussi à le rattraper !!

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Notre Kia peine mais il monte lentement mais sûrement...juste une durite qui ne résistera pas. À 4800 m ,la lagune Léjia entourée de montagnes où pullulent les flamants roses qui s'éloignent à notre arrivée.
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Le sol est sablonneux par endroit, très caillouteux à d'autres moments puis encore du sable mélangé à des cendres ; vers 5000 m le Kia n'en peut plus, nous resterons là ,en creusant un peu dans le sable pour être bien plat.
Les « boys » partent à la recherche de météorites, Cyrielle se fatigue rapidement car dès que l'on sort du véhicule, ça monte doucement, on sent que l'oxygène est plus rare ; le moindre effort nous épuise comme si on venait de parcourir un marathon !! mais par chance personne n'aura mal à la tête.

Dès 6 h du matin les 3 garçons partent vers le sommet.

En 4 h, ils sont au pied du cratère, des fumerolles jaillissent du bord du cratère dont on ne voit pas le fond tant il est profond.

L'odeur de souffre est presque intenable mais la vue sur toute la vallée est splendide, les rochers autour du cratère ont des couleurs chatoyantes jaunes et rouges. 

Et juste pour le plaisir de monter plus haut, de tester leur résistance à l'altitude,ils vont jusqu'au sommet situé à 5600 m.

Le soir ,accroché au volcan, un splendide nuage lenticulaire. Serge qui « navigue » souvent dans les airs n'en a jamais vu d'aussi important.
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Au retour, pour rejoindre la piste on s'ensable vers la lagune car la puissance du moteur du Kia n'est pas assez importante : il nous faut pousser pour prendre de la vitesse et rejoindre la piste.

Laguna de Céjar :

Le taux de sel de la lagune est plus élevé que celui de la Mer Morte, la surface est néanmoins bien plus petite.
Bon, chaque pays prétant avoir le « truc »le plus extraordinaire au monde mais il faut bien reconnaître que le taux de sel de cette lagune est important : supposons qu'il soit identique à celui de la Mer Morte, il s'élèverait à 275 gr par litre contre 35 gr pour la mer ce qui commence à faire une grosse différence.

Pour accéder au « puits » d'eau, il nous faut marcher sur des blocs de sel très coupants (la surface de l'eau n'étant pas assez profonde) puis on arrive devant un « trou »d'eau de 4 bons mètres de profondeur dont l'eau est d'un bleu limpide.

Là tous nos cours de natation n'ont plus aucun sens, on tient droit ,les épaules sorties de l'eau sans aucun effort, la planche devient un exercice aisé: même pas besoin de bouger les bras pour tenir allongé ou pour garder l'équilibre ; par-contre faire de la brasse relève de l'exploit : on se met sur le ventre mais les pieds remontent sans notre permission à la surface de l'eau !
Seul bémol:l'eau est froide! On oublie trop rapidement que l'on est en altitude(2500 m).
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Après avoir utilisé toutes nos réserves en eau pour tenter de faire disparaître le sel ; on s'abrite sous notre auvent pour avoir de l'ombre car la chaleur est torride et bien sûr pas un seul arbre à l'horizon ! et ainsi on « flemmarde » toute la journée avec Christian et Lisiane que l'on a rencontré la veille.
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On ne se quittera pratiquement plus pendant une semaine, en dégustant les « asados » préparés par Christian (viande grillée au feu de bois dont les chiliens sont fort gourmands), assortis de bière et de vin...il faut bien démarrer 2013 !


Quebrada del diablo : les gorges du diable
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Des montagnes creusées par la pluie, un canyon où une piste en mauvais état nous monte presque jusqu'au sommet d'où l'on domine toute la vallée -oasis- :magnifique mélange de couleurs.
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El valle de la Luna :

Un paysage de désolation, trouver un animal, même un petit lézard relève de l'exploit !! 

25valle_de_la_luna_.JPG Des dunes géantes immaculées qui changent de couleur à la nuit tombée:de brun clair à noire.
23valle_de_la_luna.JPG Un canyon de sel que l'on sillonne à pied nous mène dans un tunnel non éclairé.
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C'est là que l'on mesure la différence entre l'Europe et l'Amérique du sud : on tâtonne difficilement ,pliés en deux, au milieu des roches, avec pour unique éclairage le flash de l'appareil photo , on se croirait de véritables spéléologues tant il est ardu de progresser jusqu'à la sortie laquelle nous semble bien lointaine.
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La petite localité de Chui Chui abrite l'église la plus ancienne du Chili construite en 1535. Son plafond est fabriqué en bois de cactus ainsi que la porte.
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Actuellement il est interdit de couper les cactus géants car leur sur-exploitation a conduit à presque une disparition de l'espèce.
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Un escalier tout en cactus dans une autre église (Toconao). Ces cactus peuvent mesurer jusqu'à 7 m de haut.



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Plus loin le petit village andin de Caspana qu'il faut dénicher car l'on arrive sur un plateau et dans la vallée verdoyante a été bâti ce « pueblo » que les conquistadors espagnols n'avaient pas trouvé.
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Nous sommes garés sur le plateau, cette croix décorée en laine de lama annonce le village à environ 5 kilomètres.

C'est un village andin où l'on recouvre les toits de paille d'une dizaine de centimètre et que l'on « colle » avec de la boue pour que la paille tienne sur le support et au faîtage, une croix y est ajoutée.
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On rencontre Marta qui vit ici depuis l'âge de 5 ans ( elle en a 70 environ) et qui dit que pour rien au monde elle ne voudrait quitter ce paradis terrestre. Ces enfants voulaient l'amener à « la ville » mais elle a tant et tant pleuré qu'ils ont décidé de la laisser là.

Elle a un petit troupeau de brebis -elle fait des pull avec la laine -et aussi,il lui reste 6 lamas qui sont les seuls du village.

Deux ans auparavant,une terrible sécheresse a décimé son troupeau de 30 têtes...

Le petit musée relate la vie des premiers habitants du village.

On y apprend que la mode fut à une certaine époque de déformer la tête des bébés et les déformations du crâne étaient différentes selon le statut social.
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Et bien franchement, le résultat n'est pas très très joli; peut-être qu'avec une chevelure cette mode avait plus d'allure....on en doute tout de même, mais les goûts et les couleurs ...


Après avoir sillonné le désert pendant presque 15 jours, on retourne à la civilisation car on a « RDV » avec le Dakar allez suite au prochain épisode...