Famille Nomade

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dimanche 1 novembre 2009

Cap à l Ouest

La route a totalement disparue : c’est la piste. Souvent en très mauvais état. Nous hésiterons souvent entre la piste pleine de gros trous, la piste en tôle ondulée, la piste en devers, la piste inondée...Notre record est de 5km heure!
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Serge nous a appris à chercher des points géodésiques puis à rentrer les coordonnées dans le GPS.
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Avec ce point, nos 3 cartes, notre compas et la boussole nous ne nous sommes jamais perdus : parfois nous n’avons pas pris la route marquée sur la carte car elle n’y était simplement pas inscrite!
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Mais c’est vrai que l’on a l’impression d’être seuls au monde, pas de yourte à l’horizon, pas de véhicule, la piste n’est plus très marquée…
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le doute s’installe.on consulte, on vérifie, on calcule…et on poursuit ou un cavalier finira bien par arriver, mais il ne saura pas toujours nous renseigner… Paysages Magnifiques, splendides et variés : c’est un vrai régal pour nos yeux …
Nous longerons les monts Khangaï qui s’étendent sur 200 kilomètres : ce sont surtout de très hauts plateaux avec des cols situés entre 2 et 3000 mètres d’altitude et les sommets sont à peine plus hauts de 3 à 400m.
C’est là que nous franchirons notre col le plus haut à 2500m. Comme nous sommes près des massifs montagneux, des jeunes vendent le long de la piste des seaux entiers de myrtilles On en mangera beaucoup soit en y ajoutant du sucre, soit en tartes confectionnées par les enfants: excellent! Nous suivrons le cours de la rivière Chuluut dont les gorges peuvent atteindre 20 mètres de hauteur formant ainsi un véritable canyon. Et nous arriverons au lac blanc (altitude 2060m), presqu’ au pied du volcan Khorgo qui délimite le début d ‘un parc naturel plein de touristes… alors nous choisissons la rive opposée vierge de tout « tourist camp »(le camping mongol fait de yourtes alignées). Nous passerons 2 jours entourés de pleins de gamins : .
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un vrai plaisir, ils viennent s’amuser avec nous tous : le camion -dedans et dehors - devient un grand terrain de jeux, il y a des enfants de tous les âges, on sort les ballons, on sort un canoë et les garçons promèneront à tour de rôle tous les enfants.
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Certains -comme Sarantungalag - viennent de la ville et sont ici en vacances chez les grands-parents. Contrairement à la Russie où sur chaque point d’eau, il y a une embarcation, ici on n’en a jamais vu. Cela doit s’expliquer par leur mode de vie nomade … alors tous ces enfants sont ravis de voguer sur le lac. Nous gravissons aussi un vieux volcan pour avoir une vue splendide de son sommet à 2200m qui nous essouffle par la dureté de sa côte,
8._CAP_a_l__OUEST.JPG mais les 3 jeunes qui nous accompagnent ne semblent pas trouver cela si difficile. Après les aigles, voici la région des yacks. Ils remplacent les troupeaux de vaches. Il y en a avec des cornes ; d’autres n’en possèdent pas. On a vu qu’ils étaient aussi utilisés pour transporter de lourdes charges, ou qu’ils étaient attelés à des remorques.
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Un ouvrier qui travaille à la construction d’une portion de route partagera notre repas. Il a un bracelet cartouchière -calibre 22- Il montrera aux garçons le produit de sa chasse : une marmotte! Un peu plus loin, dans une yourte, on en voit une déjà cuisinée selon une cuisson traditionnelle appelée « boddog ».
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L’animal est éviscéré par le cou puis ils déposent des pierres chaudes à l’intérieur, ainsi que les cuisses et les abats. Le cou est recousu à l’aide de fil de fer. Nous avons donc confirmation que les mongols sont très friands de marmottes. Les ennuis mécaniques se rappellent à notre bon souvenir. Pour changer un peu c’est à nouveau la remorque!
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Le bras de suspension fragilisé par notre accident russe vient de se casser. Nous remettons la remorque en porte à faux, par contre, on évite de mettre le quad à l’intérieur. A la grande joie des garçons, se sont eux qui conduiront « l’engin » jusqu’au prochain village distant d’un jour et demi de route. Nous allons dans un rassemblement de yourtes, un peu à l’écart du village où se trouve un poste à souder.
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Le soudeur est absent, on autorise Serge à souder lui-même. Il soudera même des pièces pour les mongols à l’aide d’un énorme et vieux groupe à soudure soviétique entrainé par un tracteur russe avec des pertes électriques par le sol - ce qui provoquait des arcs électriques entre le sol et la baguette de soudure - . Avec des bouts de fer récupérés par ci, par là, avec l’aide de 2 mongols, l’axe de suspension fut ressoudé au bout de 3 heures; et maintenant notre remorque a un air sport à la « Gordini » (traduction: la roue est penchée!) Pendant ce temps les garçons baladent tout le monde et il y en a du monde!
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Puis ils joueront au foot et au basket. Une petite gamine toute dégourdie et à la mine joviale ne veut descendre du quad sous aucun prétexte. Puis quand on remontera la remorque c’est elle qui avec une dextérité extraordinaire revissera les boulons en maniant les clés comme une « vieille » habituée.
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Et voila une nouvelle après-midi « portes ouvertes ».
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Du thé, du thé, des galettes de riz, et une ambiance très allègre dans le camion. Tout le camp se déplace et Cyrielle passe de bras en bras toute contente car on n’arrête pas de lui donner d’excellents beignets. On repart à la nuit tombante tous bien contents ,Cyrielle bien repue et Serge un peu fatigué…

samedi 31 octobre 2009

LE FAR-OUEST

Nous abordons une région bien moins fréquentée, désertique, rocailleuse, mais parsemée de lacs. Au loin, nous apercevons de très hauts sommets enneigés de 4245m et4116m faisant partie da la haute falaise de Jargalant (parallèle au Khangaï) : c’est splendide!!!
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La piste est parfois très difficile pour nous, et il faut toute sa concentration à Serge pour négocier les passages délicats.
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Parfois une montée « impossible », parfois un défilé très étroit, ou un col très abrupte, un passage de guet, une piste en devers… : le choix est vaste et varié , on ne s’ennuie même pas!
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Les yourtes sont de plus en plus parsemées. Chose presque incroyable, on passera une journée entière sans en apercevoir une seule … et un seul véhicule croisé!
5.Defile_pierreux.JPG C’est une sorte de désert pierreux où les yourtes sont absentes du paysage: trop aride pour y faire paître du bétail.

Nous fêterons les 11 ans des garçons au bord du grand lac Khyargas Nuur : canoë et pêche occuperons nos journées.
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Mais, comme la pêche à la ligne est infructueuse les garçons installent le filet et ils seront récompensés par 17 beaux poissons que nous voudrons partager avec les mongols mais ils déclinent l’offre. Malgré tout deux personnes veulent bien le goûter sans le trouver bon: rare sont les mongols amateurs de poissons. Après s’être bien régalés, on congèlera les autres pour nos prochains repas.

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Nos journées sont rythmées par les diverses visites des nomades : une femme et sa fille viendront d’une lointaine yourte passer quelques heures en notre compagnie dans notre »Ping-car ». Grâce à notre petit livre de conversation, nous pouvons « dialoguer » et passer ainsi un très agréable moment. Comme tous les mongols, elles « craquent » littéralement devant Cyrielle qui les ravit avec ses nombreux sourires : vraiment elle les fait fondre avec ses cheveux blonds et ses yeux bleus-gris!

Au loin, enfin, un troupeau de chameaux de Bactriane vient s’abreuver dans le lac ! Quelles bêtes majestueuses, dorénavant, elles vont nous « accompagner » pratiquement jusqu’à la fin du périple mongol. Loïc osera même s’approcher d’un chameau jusqu’à pouvoir le caresser.

Descente en canoë

La rivière Xobd a fait son chemin entre les montagnes environnantes en créant ainsi un splendide défilé. Nous ne résistons pas au plaisir de dévaler le cours rapide de la rivière avec nos canoës: génial ; Nina a à peine crié quand elle s’est fait éclabousser par une « vague » et qu’elle s’est retrouvée bien mouillée. Pendant ce temps, le quad et la remorque nous devançait afin de transporter tout le matériel pour camper Nous avons profité du beau temps pour camper sous les tentes où les filles ont dormi aussi bien que dans le camion!
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Et au retour, Nina pêchera son 1er poisson qu’elle videra et mangera !
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Les mongols sont encore des nomades.
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Quand on est retourné dans une famille pour leur remettre des photographies que nous avions fait développer à la capitale, ils avaient déjà « déménagé » mais nous avons pu les retrouver et puis nous verrons beaucoup de camions qui transportent des yourtes et des personnes … les nomades restent des nomades.

Les Ovoo
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C’est un monticule formé de pierres (ou parfois fait en branchages), surmonté d’un bâton auquel on fixe des petits rubans bleus en soie, généralement situés aux cols ou sommets, ou au croisement de chemins….
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Le rituel veut que l’on fasse 3 fois le tour de l’Ovoo puis il faut faire une offrande : des petits cailloux, des bonbons ou de petits billets. On met ainsi son destin entre les mains de l’esprit qui habite l’Ovoo.

dimanche 25 octobre 2009

OLGI (ouest mongol)

Olgi

Notre séjour mongol touche à sa fin puisque nous avons atteint la dernière grande ville de l’ouest située à 1600km de la capitale et à une centaine de kilomètres de la frontière russe.
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La ville est peuplée de presque 30 000 habitants mais ici on nous explique que la population est kazakhe et parle cette langue et non pas le mongol!
D’ailleurs, on voit notre 1ère mosquée !
Les yourtes ne sont pas identiques : la kazakhe est beaucoup plus pointue et ne possède pas de ce fait de pieds centraux à l’intérieur (donc plus d’espace) Il semblerait d’ailleurs que l’écriture soit kazakhe mais nous ne sommes pas suffisamment experts pour voir la différence entre les 2 écritures (mais ça va venir, on va se « bonifier »!)

Il y a parfois un tarif spécial « touristes »:on te fait payer plus, ce qui n’est pas vrai, ailleurs en Mongolie. Un anglais qui voulait acheter une moto, on lui réclamait 3000$ ; des belges voulant se rendre à la capitale en transport en commun: une fortune,mais on arrive toujours à trouver quelqu’un pour nous venir en aide.

Nous avons trouvé un petit restaurant qui applique les tarifs locaux : nous y déjeunerons tous les jours ; une douzaine de « khuushuur » sortes de crêpes fourrées avec de la viande hachée (déjà une spécialité kazakhe) puis 3 assiettes de pâtes mélangées avec des carottes, du chou et de la viande- »besbarmak« . Par contre, les « buzz » viande hachée enroulée dans une petite pâte (spécialité dans toute l’Asie centrale) étaient bien trop gras à notre goût. Le tout pour nous cinq : 2,5€ !!C’est le prix normalement que l’on payait ailleurs pour une assiette, ce qui reste bien modique !!!

Ce qui est curieux depuis l’Ukraine, c’est à la vitesse que les gens « engloutissent » leurs repas!! À peine assis, déjà dehors! Noémie -espagnole rencontrée en Ukraine - s’était vu refuser l’entrée d’un restaurant ukrainien car le restaurateur savait qu’elle mettrait trop de temps à manger et qu’elle n’aurait pas le temps de déjeuner avant la fermeture, mais on laissait entrer tous les autochtones!! Dans son livre L’Empire l’écrivain G.I.Gagazyi pourtant polonais a vécu les mêmes mésaventures quand il voyageait dans l’ex-URSS…

Avec Nina, nous prenons enfin le temps d’aller chez le coiffeur! La coiffeuse est stupéfaite: »comment couper les cheveux à quelqu’un alors que l’on n’arrive pas à se comprendre? »Donc pour la rassurer, je lui demande la même coupe de cheveux que la coiffeuse!! Et pour Nina : pareil ! Nous voila donc avec des coupes au carré.

Nous rencontrons Arsha qui parle un excellent français et qui travaille en plus de son emploi de professeur d’anglais pour une association du style Médecins Sans Frontières : nous lui donnons tous les médicaments fournis par un médecin albigeois. (Qu’il reçoive ici tous nos remerciements).

Le 1er septembre, c’est la rentrée des classes après 2 mois de vacances. L’agitation est à son comble pour l’achat des fournitures de classes -essentiellement- des cahiers (la marge se trouve à droite et ils ne vendent que des petits carreaux).

Les gens achètent aussi des uniformes bleus marine pour les garçons et noir et blanc pour les filles (mais le port de l’uniforme n’est pas obligatoire). C’est aussi l’achat de chaussures et le RDV chez le coiffeur : une rentrée classique comme partout ailleurs.

Donc pour marquer le coup, Serge s’achète une paire de bottes en peau de bique car il pense que l’hiver sera rude ….et il a bien fait car….suite du récit quelques lignes plus loin ….

TSAGANUUR

Ce doit être notre dernière ville mongole, nous stoppons -encore une fois- au bord d’un joli lac où nous fêterons les 43ans de Serge.
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Puis nous irons à l’école qui réuni primaire et secondaire jusqu’à 16 ans. Nous serons accueillis par 2 professeurs dont une d’anglais, nous visiterons 3 classes d’une quinzaine d’élèves mixtes .nous leur donnons les dessins réalisés par l’école de Busque (près de Graulhet dans la Tarn) : ils sont contents quand ils voient que des enfants français ont dessiné leur drapeau ou écrit Mongolie.

Le Directeur nous accueille dans son bureau, (il ne parle pas un seul mot d’anglais), nous offre des gâteaux, à boire eau, coca-cola et vodka!! Serge est obligé d’en boire un gros verre, mais c’est de la bonne- nous dit le Directeur- de la Gengis Khan qui ne fait que 39°!! Il donnera aussi 2 boites de pastel (fabriquées au Mexique) pour les garçons ainsi qu’un livre de mathématique et des chocolats.
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Ensuite tous viendront dans le camion ainsi que 3 dames du village surprises par notre véhicule! Alhnaa , la prof d’anglais nous invitera à boire le thé chez elle : elle habite une très grosse maison, bâtie par son mari qu’elle partage avec ses beaux-parents .Nous sommes toujours surpris quand on voit l’absence de salle de bain ou de coin toilette.

Nous reprenons la route vers le nord quand on se fait surprendre d’un coup par une tempête de neige. Nous stoppons à l’approche d’un village non inscrit sur la carte pour déjeuner.

Ce temps hivernal est juste un clin d’œil de la Divinité Céleste pour que Serge puisse étrenner ses nouvelles bottes, ce qu’il s’empresse de faire d’ailleurs tant c’est « l’Apocalypse » qui s’abat sur nous
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La situation empire, le froid s’intensifie dû au blizzard. La neige tombe à l’horizontale, on ne distingue plus la piste. Le camion forme des congères où s’agglutine déjà une quarantaine de centimètres de neige! Alors à la nuit tombée, nous rejoignons le village pour se mettre à l’abri du vent derrière une murette.

Heureusement, le lendemain le soleil brille à nouveau, le vent s’est bien calmé, le froid est moins intense et les paysages sont splendides, recouverts de cette cape de blanc … (nous sommes à 2200m d’altitude)

Comme on estime d’après notre carte la frontière a une dizaine de kilomètres (les gens autour de nous, annoncent 75km ou 25km), nous mettons la remorque en porte à faux, Loïc et Franck conduiront le quad jusqu’à la douane. En effet, pour les passages de frontières, on s’est aperçu que ça posait moins de problèmes de ne pas avoir de remorque !

Avant nous allons tenter de faire le plein d’eau, là où tous les villageois se ravitaillent et tous les troupeaux s’abreuvent mais notre pompe ne veut pas s’amorcer correctement alors nous partons.

Pourtant nous sommes surpris car l’accès à l’eau est difficile, les habitants sont obligés de retirer leurs bidons de dessus les chariots, de trainer les seaux sous l’eau, de se mouiller les pieds puis de soulever le lourd ¨bidon pour le remettre sur le chariot… étonnés que personne n’ait pensé à aller chercher quelques pierres pour rendre cette tâche moins pénible…

Nous parcourons 500m et la frontière se dresse devant nous!!!!

Donc on charge le quad sitôt le 1er poste franchi et payé une taxe de12$!! La balade des garçons aura tourné court…. 30 minutes plus tard, nous sortons du territoire mongol!

Mais la frontière russe n’est pas à côté, il nous faut parcourir 8 kilomètres de route montagneuse pour atteindre un 1er barrage doté d’un mirador : la Russie est derrière cette porte, la route goudronnée aussi mais le vrai poste de frontière est à 20 kilomètres de là!

Voila, notre séjour mongol s’arrête là déjà!

Que de bons moments nous avons passé dans ce splendide pays.

Que de belles rencontres nous avons faites.

Un plaisir pur nous a « habités » pendant ces 2 mois.

dimanche 11 octobre 2009

TRANSIT en RUSSIE

TRANSIT RUSSE

(Entre la Mongolie et le Kazakhstan)
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La frontière mongole vite expédiée, nous parcourons 8km de piste avant d’apercevoir la Russie derrière les barbelés.
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Le 1er poste de frontière franchi (l'heure est inscrite sur le papillon qui nous est délivré), nous comprenons que la « vraie » frontière est située à 20 km de là. Nous nous retrouvons en montagne, avec impression d'être isolés du monde car sur cette longue route au milieu de rien, où il n'y a pas une seule maison, pas un seul troupeau, pas âme qui vive...sensation seulement car, la route asphaltée et bosselée nous indique que nous sommes en Russie.
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La frontière se passe sans encombre mis à part les 10 € réclamés pour la désinfection des pneumatiques qu'on nous lave au jet d'eau ; puis les 38€ d'assurance obligatoire pour les 2 véhicules et 12 €de photocopies!! Racket institutionnalisé? Mais malgré tout personne ne nous demande de pots de vin : à chaque règlement nous avons un reçu.

Et alors que l'on est bien contents d'avoir réussi à franchir tous les postes douaniers, nous roulons tranquillement dans le village qui jouxte la douane, à la recherche d'un magasin quand nous sommes stoppés par le contrôle de l'immigration. Contrôle au milieu de la route, contrôle d'identité.... nous n'avons pas très bien compris à quoi il servait!

La route que nous empruntons part plein nord pour redescendre plein sud (soit un détour de 1100km) alors que le Kazakhstan n'est qu'à 40 km à vol d'oiseau...oui mais nous sommes dans une vallée délimitée à l'ouest par le massif de l'ALTAÏ (la continuité de celui de Mongolie) dont nous longeons le sommet le plus élevé de ce massif :le Beloukha haut de 4500 m et à l'est par les monts Saïan Occidentaux ( des sommets entre 3000 et 4000 m!) Superbe !!
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Voilà un départ tout en douceur de Mongolie...
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Nous longeons la rivière vive et rapide : c'est le « début » du fleuve OB ce très long fleuve qui prend donc sa source dans l'Altaï & qui ira se jeter au bout de 4300 km dans l'océan Arctique.
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Et c’est une région touristique jonchée d'hôtels, de camping, de locations de canoë ou de rafting...quel dommage que notre visa ait une durée si courte car c’est un coin magnifique pour y faire une jolie halte...

Après le passage par la Mongolie, nous sommes bien surpris de voir de l'agriculture!! Toutes les maisons ont un potager, et ils vendent au bord des routes pommes de terre, carottes & pommes...
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Fini aussi les yourtes! C’est à nouveau les habitations en bois, puis de sympathiques constructions de forme octogonale -rappel des yourtes-
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Puis petite anecdote pour clore ce chapitre: nous sommes au poste frontière russe pour achever ce transit et entrer au Kazakhstan quand le douanier russe nous pose la question : »cou da ïe? Qui normalement veut dire: où allez -vous? Surpris on répond « France »;mauvaise pioche ! On donne notre ville d’habitation : à nouveau faux! Il nous dit « russie » ,on répond « niet » ,il s’énerve ! Alors on lâche Kazakhstan !

Et là il prend un air surpris ,mais alors plus surpris c’est difficile à faire , genre vous allez au Kazakhstan !! À bon!
C’est difficilement imaginable puisque de l’autre côté des barbelés ,devinez ce que l’on trouve: le Kazakhstan !!