Famille Nomade

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dimanche 17 janvier 2010

LA SIBERIE

NOVOSSIBIRSK

Après renseignements, cette immense ville dans laquelle nous passons 5 jours est peuplée de 2 millions d’habitants! C’est pratiquement la première fois depuis notre arrivée en Russie que nous nous faisons survoler régulièrement par des avions.

Nous passons notre dernière journée au zoo qui se trouve vers le centre ville. C’est un immense parc arboré dans lequel il y a des manèges (style fête foraine pour adultes et enfants), location de rollers, 3 mini-trains électriques circulent tout le long du parc, de nombreux stands buvettes et restauration! L’entrée est modique, ce qui fait qu’il y a énormément de monde. Une majorité des animaux viennent de Russie.
ZOO.JPG

Les cages sont ajourées et très proches des visiteurs tant et si bien qu’un homme arrivait à donner des saucisses dans la gueule d’une ourse (ce qui est strictement interdit); un autre a pris une photo avec son téléphone tellement proche qu’un singe a réussi à lui prendre puis le singe s’est amusé à lui déchiqueter pièce par pièce!(ce qui a fait rire tous les gens spectateurs de la scène).

Vers KRASNOÏARSK

Nous sommes vraiment en Sibérie. Le paysage se modifie un peu avec des forêts plus denses où les épicéas deviennent plus nombreux que les bouleaux. C’est la fin des routes plates et rectilignes : nous avons droit à de jolies « grimpettes » et des virages souvent à 90°! Les routes d’assez bonnes qualités depuis notre entrée dans ce vaste pays se détériorent au fil des kilomètres puis nous finissons par presque de la piste ce qui n’empêche pas les semi-remorques de se déplacer toujours aussi nombreux!
PONT_EN_BOIS.JPG

Nous contournons par le nord le massif montagneux de l’ALTAÏ. Ces montagnes se trouvent entre la Russie, la Mongolie et la Chine (dont le point culminant est à 4506 mètres en Russie). Mais nous décidons d’aller y faire un petit tour en s’y rapprochant un peu plus. Nous faisons une halte dans la « petite » bourgade de Nijneoudinsk. On se fait avoir car finalement c’est une ville de 70 000 habitants! Serge, comme à son habitude part avec 2 enfants avec le quad pour repérer un accès à internet! Pendant ce temps au camion nous sommes la cible des premiers curieux : un homme retraité qui les a vus partir explique à 6 gamins ce qu’ils sont en train de voir: de cette remorque il y a une machine qui est sortie (il mime les gestes) et ils roulent à 3 dessus et avec des casques, oui avec des casques et ils sont tous éclatés de rire tellement cela leur paraît saugrenu… Les jeunes nous indiquent un point internet : à leur grand plaisir ils montent les 6 sur le quad pour nous y mener. C’est aux pieds d’immeubles au sous-sol dans une grande salle d’une dizaine d’ordinateurs. Impossible à repérer si on ne connait pas!

Toute la soirée et la journée suivante nous serons assaillis par les gens. Certains sont très agréables même s’ils sont bien « imbibés » d’alcool comme Pietrov de 28 ans qui nous tiendra compagnie toute la journée. Sa compagne a 20 ans et leur petite fille Tania du même âge que Nina 34 mois. Tania s’amusera un grand moment avec Nina en courant après les pigeons. Lui tourne continuellement à la bière. Il nous demande de lui acheter un litre de bière qu’il vide en à peine demi-heure! Par-contre il est très intéressant et il se débrouille bien avec ses 3 mots d’anglais. Il est numismate et on pourra lui enrichir sa collection avec des pièces qu’il nous reste des différents pays traversés et bien sûr quelques euros. Il nous dit qu’une voiture japonaise (volant à droite) d’occasion coûte 4000 € à Vladivostok, ici, le même est déjà à 5000 €. Son grand-père avait fait la guerre à Stalingrad contre les allemands puis il a été fait prisonnier. Il nous indique une façon radicale de se débarrasser des tiques au cas où une vienne à piquer: prendre une cartouche de fusil, en extraire la poudre; mettre la poudre sur la tique puis y mettre le feu!

Des gamins s’amuseront à nous jeter des bouts de briques depuis une cage d’escalier de l’immeuble voisin en nous faisant de gros impacts sur la carrosserie, d’autres nous enlèverons les bouchons de tous les pneus de tous les véhicules et nous dégonflent complètement les roues de la remorque… Ce sont de petits jeunes qui ne savent pas trop comment faire pour « tuer » le temps, nous sommes étonnés car vers 12 ans, ils fument tous même si le plus jeune avait 7 ans! Et on a remarqué qu’ils sont assez nombreux à ne pas savoir lire ou ayant de grosses difficultés à déchiffrer leur écriture! Ça nous démoralise un peu...

Nous allons faire le plein d’eau en ville: il faut tirer la « chevillette » pour avoir la pression. Là, nous serons assaillis par une bande d’ado qui sortent de cours. Mais il n’y en a qu’un qui arrive à formuler quelques mots d’anglais alors que tous et toutes l’apprennent au collège! On passera un grand moment à discuter et rigoler, eux très surpris de nous voir voyager aussi loin de « chez nous ».

Nous passerons notre nuit à côté de la voie ferrée. Ce n’est pas la première fois que cela nous arrive mais nous n’avons jamais eu droit à un trafic aussi dense!! Les trains n’arrêtent pas de circuler dans les 2 sens presque tous de marchandises (le plus court comporte 50 wagons, mais ils ont en majorité 80 wagons). Et avant de quitter notre coin, nous aurons la chance de voir le TRANSIBERIEN!(Que 17 wagons) On voit les gens qui se réveillent (les pauvres en quelques jours subissent un énorme décalage horaire + 5h depuis Moscou), d’autres qui déjeunent….

Malgré notre éloignement de la route on nous réveille à 9h30 en tambourinant plusieurs fois à notre porte ! C’est une journaliste du quotidien local qui nous fait une rapide interview, prend une photo de Franck dans son lit, les cheveux hirsutes…

Nous partons en direction du massif montagneux de l’Altaï. Le goudron disparait dès la sortie de la ville et on s’enfonce dans la forêt. Une partie de la piste est occupée par des énormes tas de sciures, l’autre côté devient de plus en plus impraticable tellement il a été « labouré » par les divers véhicules. Nous faisons demi- tour et tentons une autre piste mais elle est assez difficile alors nous restons raisonnables, nous chercherons une partie de la journée un petit coin tranquille. Pendant notre déjeuner, nous nous faisons survoler par un hélicoptère MI 16: un très gros hélicoptère qui nous surprend par son « bruit » discret. Mais 15 minutes plus tard un fourgon 4X4 avec 4 hommes -très courtois-qui viennent nous dire qu’il faut quitter les lieux car nous sommes stationnés sur une conduite de pétrole (c’est l’hélico qui a signalé notre présence!) Ce pays est décidemment truffé de tuyaux partout! Une fois précédente, nous étions sur une conduite de gaz (toujours en pleine campagne) et les agents avaient attendus avec nous pour être sûrs de nous voir partir!

Nous sommes à la lisière du bois et devant un immense champ où paissent un gros troupeau de vaches, gardés par un « cow-boy » à cheval. Nous retrouvons un peu de tranquillité, mais le froid est saisissant 5° avec un vent glacial! Les 3 hommes partent pour une randonnée en quad le matin pendant que les filles font la grasse matinée! Ils s’enfonceront dans les bois et seront vite embourbés et après avoir tiré et poussé ils retomberont dans un bourbier quelques mètres plus tard.

Trois heures plus tard, ils reviennent supers contents mais « crottés » de la tête aux pieds! 
RETOUR_CROTTER.JPG

Heureusement 2 jours plus tard, la chaleur est de retour + 27° et le vent nous permet de ne pas suffoquer. On profite de la forêt pour mettre notre pneu de secours qui jusqu’à présent était fixé sous le camion (pour une moindre prise au vent).
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On passe une sangle dans la branche d’un arbre, un bout attaché au quad, à l’autre extrémité le pneu. Et c’est le quad qui hisse le pneu, puis il n’y a qu’à glisser le camion sous l’arbre.

Nous partons faire une petite randonnée vers l’Altaï : un groupe à pied, rejoint par le 2ème groupe -en quad- pour l’heure du déjeuner.
RANDO_DANS_L__ALTAI.JPG

Nous sommes allés vers les bois au fin fond de la prairie, on traverse le bois puis on se retrouve dans une autre immense clairière à laquelle succède à nouveau une autre forêt.

Nous avons le plaisir de voir arriver un petit van japonais (à peine plus gros qu’un monospace) d’où 11 personnes de la même famille en sortiront! Des jeunes, 5 femmes (dont une de 60 ans environ), un jeune de 25 et un monsieur (le bon-vivant).
FAMILLE_RUSSE.JPG
ADO_SIBERIEN.JPG

Les garçons leur feront faire plusieurs tours de quad à chacun (sauf à la dame plus âgée qui a mal aux reins) ils sont supers contents car ils n’avaient jamais vu de quad auparavant (un gamin de 5 ans a été effrayé quand on a mis le moteur en marche puis ensuite il ne quittait plus le quad!) Le patriarche nous dit qu’il a déjà chassé l’ours et qu’il est présent dans les forêts qui nous entourent. Il a aussi des renards, des cerfs mais pas de loups. Ils nous amènent une casserole avec de la viande (c’est du cerf) et nous l’offrent. Elle est excellente, le jus qui l’accompagne a un gout délicieux!

Prochaine étape: Irkutsk.

dimanche 10 janvier 2010

NIJEOUDINSK ET BANIA RUSSE

Nous sommes revenus de notre petit coin perdu pour refaire le plein d’eau et de provisions et surtout ,nous avions prévu d’aller au musée … Nous allions rentrer au magasin quand une voiture s’arrête, en klaxonnant vigoureusement. C’est la journaliste et son chauffeur. Elle avait oublié de nous demander nos prénoms… et nous dit que l’article nous concernant paraîtra le surlendemain. Alors nous décidons de rester … Katia (la journaliste) et Vladimir (son chauffeur) nous amènent au musée dans leur auto : une Volga où nous rentrons les 6, à l’arrière, surpris par le vaste espace. Le musée est une grande demeure en bois où nous sommes accueillis par une vieille femme qui se prénomme Nina. Elle est fort surprise que notre fille porte le même prénom. La première pièce comporte des vêtements traditionnels russes, d’anciens objets en bois de bucherons, un orgue et quelques livres. La 2ème salle , est pleine d’animaux empaillés , animaux que l’on rencontre dans la région , dont 2 ours , un loup , un lynx , et de nombreux oiseaux. Mais surtout, il y a une magnifique défense de Mammouth, 4 molaires fossiles et un fémur. (Rien n’est mis sous verre)

La 3ème salle, nous fait revivre un peuple du sud de cette Région : Tofalaria où il n’y a qu‘une piste d’accès et le peuple ne compte guère qu’une centaine de personnes.

En partant, arrive une dame qui se prénomme elle aussi Nina ! 3 « Nina » rassemblées, cela valait la photo! Nous profitons aussi d’un petit spectacle en plein air, car c’est la fête des enfants.

On se gare plus discrètement que la 1ère fois, juste devant la salle des fêtes et devant une école des beaux arts. D’ailleurs, on suppose que les élèves ont mis en application leurs cours car notre camion se trouve orné -à l’arrière - d’un joli tag!! Notre anonymat n’aura duré qu’une nuit, car le matin nous sommes sortis du lit par la TV!! Un caméraman VODA, une journaliste qui posera les questions et par NICK qui fait la traduction en anglais (en fait, il est journaliste aussi) plus 2 chauffeurs! Ils prennent aussi des photos de nous tous pour une parution journalistique aussi (le même groupe possède Tv et presse).

A la fin du reportage, le caméraman nous propose un "bania" russe. Le « bania» c’est le sauna russe (il ressemble aux saunas des pays nordiques) C’est une petite maison en bois, la première partie sert de séchoir à linge et de stockage de bois, dans la 2ème pièce, il y a une machine à laver (qui fait sèche-linge en même temps) puis le fameux « bania» séparé par une porte. La pièce fait environ 10 m2, il y a un grand poêle brulant, à sa gauche un tonneau de 200 litres d’eau, un petit banc et une étagère avec des affaires de toilettes, et un tout petit miroir. Le but du jeu est de transpirer le plus possible, pour cela on prend de l’eau brulante qui se trouve en haut du poêle et on la jette sur des cailloux placés dans le poêle : de suite se dégage une formidable chaleur qui nous irradie en nous faisant énormément transpirer. Puis, il y a aussi un petit balai de branchages et de feuilles séchées que l’on asperge d’eau chaude et l’on se « flagelle »le corps avec …pour finir, on mélange dans une grande bassine de l’eau froide du gros bidon et de l’eau bouillante pour se laver. Voda, nous explique qu’en hiver quand il sort du bania, il file casser la glace d’un petit bassin et il se plonge dedans. Il nous demandera comment on fait en France pour se laver. Et restera très perplexe devant notre drôle façon de nous laver…

Mais en été comme en hiver, la tradition russe veut qu’après le « bania» tu boives un verre de gnôle, et ici ils le boivent cul sec!! Eux boivent le petit verre et juste après ils ingurgitent un verre de sirop (on suppose pour adoucir l’alcool fort) ce sont des fruits rouges, qu’il sort du congélateur, auxquels il rajoute de l’eau. L’alcool est fabriqué par Voda, si on comprend bien, il utilise de l’hydromel, c’est très fort. Pour accompagner l’alcool, il nous sert du poisson cru sorti directement du congélateur ! (Serge trouve cela bon) C’est notre hôte qui l’a pêché. Il y a aussi une herbe que l’on ne trouve qu’en Sibérie (« tchereimtcha« ), il faut lui enlever les feuilles, on plie la tige en petits bouts que l’on trempe dans du sel : c’est leur salade!

Il y a aussi une autre petite maison, c’est celle de la grand-mère : elle a tout pour être indépendante, cuisine, gazinière, frigo, chambre… Les toilettes sont à l’extérieur et il n’y a pas l’eau courante dans la maison. Un autre journaliste arrive pour venir chercher Nick. Il nous amène 4 cadeaux : un livre en russe de la ville (dommage car dépourvu d’images), un bloc à l’entête de la ville et un stylo au sigle de la ville. Mais avant de partir, les deux jeunes boivent un verre entier d’alcool cul-sec (notre traducteur en avait déjà bu quelques uns pour accompagner son collègue caméraman et Serge)!! La grand-mère viendra aussi et boira aussi un verre. Elle insiste pour visiter le camion : elle est fort surprise de notre intérieur et en même temps nous traite de « fous » : partir si loin de chez soi!! Serge ramène tant bien que mal le camion, pas habitué à boire, c’est difficile pour lui. Pour ma part, j’ai de la chance : j’allaite !! Mais à chaque fois, on me propose un verre de vin!!

De retour à notre « petit parking » (c’est Nina qui désigne ainsi nos bivouacs), un prof de l’école de dessin, nous fait nos portraits puis les embarque pour les exposer à l ‘école. Serge a un air de samouraï !!

Mercredi matin, nous attendons Katia, notre 1ère journaliste, mais c’est d’abord une femme qui vient nous demander si nous avons besoin de ses services: elle nous a vu la veille au soir à la TV!! En partant, on verra que les gens nous reconnaissent, on aura droit à de grands signes ou à des klaxons chaleureux!!

dimanche 3 janvier 2010

IRKOUTSK

Ça y est, nous y sommes, presque au bout du monde… Nous sommes nous-mêmes très surpris d’être allés aussi loin. Ce fut un cri de joie qui a jaillit de la cabine du camion quand est apparu le panneau indiquant IRKOUTSK. Nous sommes à 10 400 km de Dénat!

IRKOUTSK__joie.JPG

Déjà 3 mois de voyage, une multitude de personnes et de mentalités différentes des nôtres rencontrées, des rencontres souvent très chaleureuses (parfois aussi quelques personnes qui nous chassent), pleins de paysages divers observés, de fleuves traversés…

On se gare le long du fleuve Angara, qui prend sa source directement dans le lac BAÏKAL, distant d’une soixantaine de kilomètres.

Notre premier jour à Irkoutsk, nous le passons sous une pluie battante. En fin d’après-midi, nous avons un peu de répit et nous allons dans des grands bâtiments que l’on a vus en arrivant. Il y a tout d’abord des containers où sont vendus divers matériels: presque tous sont tenus par des chinois (parlent chinois entre eux), avec du matériel de Chine. On croit bien qu’ils vivent à l’intérieur des containers car ils ont tous des paraboles à l’extérieur. Des grands hangars métalliques dans lequel il y a une multitude de petites échoppes, toutes dédiées à l’automobile. Ce qui est surprenant c’est de voir les pièces détachées en vitrine. Il y a vraiment de tout. Des pièces de professionnels pour 4X4, des pare-chocs, des crics …. Les prix sont un peu moins chers qu’en France. Serge fera l’acquisition de deux rétroviseurs ronds et d’un cric (l’un des nôtres à rendu l’âme lors de notre enlisement.) Plus loin, même système, mais c’est la vente du sanitaire et des luminaires, carrelage et faïence. Même au centre ville, la majorité des magasins se présente de la même façon. C’est-à-dire, un très grand bâtiment à l’intérieur duquel il y a plein de petites boutiques. C’est un vrai labyrinthe

Nous aurons aussi le plaisir de visiter une église orthodoxe. Grâce à Youri qui parle un excellent anglais (appris à l’école de langues d’Irkoutsk), il nous dira qu’à la chute de l’URSS l’église était en très mauvais état, les travaux de restauration ont débuté il y a 8 ans, sans beaucoup d’argent, et actuellement, il y a beaucoup de dons de personnes influentes de la ville. Ce qui a permis notamment l’achat d’un gros lustre de 1,8 tonnes et couvert d’or ! Dans une église orthodoxe, il y a de très nombreuses icones mais de rares sièges car on écoute le sermon soit debout, soit à genoux. Youri est artiste -peintre et il a donné un style assez moderne aux diverses scènes religieuses.

Finalement, nous décidons d’aller faire nos visas mongols dans la ville suivante qui est Oulan-Oude car nous aurons ainsi le temps de longer le Baïkal sur sa partie orientale.

jeudi 31 décembre 2009

ARSHAN

Nous reprenons la route et nous traversons les Monts Saïan. C’est une route qui ressemble aux routes européennes, plutôt étroite, en lacets, et avec de nombreux cols franchis.
ARSHAN_les_Monts_SAIAN.JPG

Et à la sortie de la montagne, nous avons une vue plongeante sur le Baïkal : magnifique !

Nous partons vers l’ouest en longeant les Monts Saïan par le sud. La chaîne s’étend du lac Baïkal jusqu’à la rive orientale du fleuve Ienisseï (sur plus de 1000 km) le plus haut sommet se situe à 3400 mètres, sur la frontière avec la Mongolie. Nous stopperons à la station thermale d’Arshan qui est énormément touristique et accueillant de nombreux touristes russes car le 12 juin c’est la fête nationale et de nombreuses personnes en ont profité pour prendre quelques jours de repos. Par ailleurs, il y a une source d’eau chaude où beaucoup de gens viennent chercher de l’eau, un sanatorium, et un temple chinois.

Nous rencontrons Olga, son mari et un ami avec leurs enfants et ils nous emmènent dans un autre village où il y a une « piscine » d’eau bouillante (creusée directement dans le sol) : la piscine naturelle était à 36°- 37° et en plus il y avait un jet d’eau de 40° (creusée directement dans le sol) Mais heureusement, car il y avait un vent glacial! Cyrielle est un peu effrayée par tant d’eau (même si la profondeur de l’eau n’excède pas 1mètre)

Nous avons une très importante panne au camion.
ARSHAN___2_Changement_d__une_lame_de_ressort.JPG
Pour la changer, il faut retirer complètement l’essieu avant, le camion est posé sur 2 troncs d’arbres (les enfants sont partis en chercher en forêt). C’est une lame de ressort qui a cassé (le numéro 2, c‘est très grave mais pas catastrophique), mais heureusement Serge en a pris une de rechange ; il aura besoin de toute la journée pour remettre la nouvelle lame en place …

C’est à Arshan que l’on rencontre notre 1er mongol. Il s’appelle Ernet, il est policier et il se rend à Oulan-Oude pour prendre le transsibérien jusqu’à Moscou, de là il ira en Finlande, Pologne et Allemagne pour une rencontre avec d’autres policiers (son voyage durera 2 mois). Il est très surpris de se retrouver dans cette région montagneuse, il trouve cela très magnifique car lui vient du désert du Gobi. Il nous fait comprendre qu’il n’y a pas d’herbe, de forêts. Et nous avons confirmation au sujet d’un film, où un policier russe échange sa montre avec son homologue américain. Erden est très heureux de nous montrer sa montre russe. Il nous dit qu’avec ce « sésame » il peut passer tranquillement les postes de police!

Serge et les 2 garçons partent faire une randonnée dans le massif des monts Saïan.

La végétation ressemble beaucoup aux Pyrénées, la différence se situe dans le tracé des chemins, là ils tracent tout droit (pas d’approche en lacets) alors pour de délicats mollets français la montée s’avère ardue, quelques passages de torrents assez impressionnants à l’aide de vieux troncs d’arbres ( Franck a bien faillit y faire un saut dedans!), les randonneurs croisés étaient en famille (enfants , parents et grands-parents ), tous bien chargés malgré la difficulté de la randonnée...

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