En partant d’Almaty, la route de l’ouest longe pendant de nombreux kilomètres la frontière kirghize. De nombreux miradors et de barbelés suivent la route. Il y a parfois de tous petits postes de frontière juste réservé aux autochtones.
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Au loin, nous suivons la chaîne montagneuse des Zaillisky Alatau toute enneigée. Que c’est beau ! Nous séjournerons 2 jours le long d’une construction d’un gazoduc. Le Kazakhstan et l’Ouzbékistan vont fournir du gaz à la Chine. Quel chantier impressionnant ! Le trou pour poser le tuyau est très profond et large. Une piste est construite tout le long du gazoduc pour la circulation des camions et du matériel sur un paysage accidenté, bien caillouteux.
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Nous sommes déjà fin octobre et le thermomètre affiche 27°. Nous ressortons nos affaires d’été! Et nous profitons pour faire de nombreuses lessives qui sèchent en un « clin d’œil ».
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Et la veille de sortir de cet immense pays, nous revoyons une ultime fois des chameaux! Celui-ci est déjà bien âgé mais encore bien vigoureux et une carrure de « déménageur ».
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Ils ont les pattes entravées afin qu’ils ne s’échappent pas. Le berger, Pietrov, qui surveille le troupeau de brebis et les 4 chameaux est originaire de Biélorussie.
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Il fait parti des 130 nationalités qui peuplent le Kazakhstan!

La frontière avec l’Ouzbékistan se rapproche. La capitale ouzbèke n’est plus qu’à 20km. Le poste frontière à Liber est joli, tout neuf et opérationnel et ouvert mais désespérément vide de véhicules… le poste est fermé aux étrangers (on n’en connait pas la raison.)

Serge voit sur des affiches de propagande à la douane que les kazakhes construisent des hélicoptères Kamof. Ceux-ci ont la particularité d’avoir des rotors coaxiaux (les rotors l’un sur l’autre) et sans hélice de queue. Ce système rend l’appareil bien plus agile que ses concurrents. Mais le modèle civil consomme tout de même 900litres de carburant à l’heure!

Dans ce village qui mène à la douane, toutes les maisons sont en cours de destruction. La population munie de masses, barres à mines, démolissent les habitations. D’autres tentent de récupérer du bois, du carrelage, des portes… drôles d’impression … En fait, ils veulent élargir la route qui sort du poste frontalier. Peut-être, alors les étrangers et le transit de marchandises pourra se faire par ce poste? Cela nous oblige à faire un détour de 90km par le sud puis 60km plein nord en Ouzbékistan pour rejoindre Tachkent, la capitale ouzbek.
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Quand on finit par arriver au poste pour étrangers ,65 camions de marchandises sont devant nous, surtout des turcs et des iraniens, garés tant bien que mal sur une route étroite. Nous nous frayons un passage jusque devant la porte : il faut parfois « rentrer » les rétroviseurs pour pouvoir passer mais on y arrive. Le douanier nous hurle qu’il y a un problème :il manque le tampon de notre enregistrement (à l’entrée on nous avait bien spécifié qu’il n’était pas nécessaire de se faire enregistrer!), un petit attroupement de chauffeurs routiers se forme tout autour de nous pour regarder nos photographies de la construction du camion et d’un coup ,le douanier « mal léché » nous hurle que l’on peut passer et doubler les 10 camions qui attendent dans la frontière! Avec Serge et Cyrielle, nous passons d’un bureau à un autre bureau pour avoir toutes les autorisations nécessaires (nos photographies passent de main en main et de bureau en bureau»!) Pendant ce temps les garçons refont le « remake » des « portes ouvertes »
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C’est un vrai défilé de douaniers, de policiers et de chauffeurs routiers : les « boys » expliquent tous les aménagements, montrent les toilettes (qui ont toujours autant de succès!) le frigo, le lit qui descend du plafond … « des vrais gosses, ces douaniers -qu’ils nous disent-, ils touchent à tout, font une « bataille de fléchettes » dans le Ping-car, sortent les livres, les assiettes. Mais il régnait une supère ambiance dans notre véhicule ! Malgré tout, il nous faudra pratiquement 7 heures de douane pour enfin fouler le sol Ouzbek …