Famille Nomade

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dimanche 23 août 2009

TACHKENT


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Voila un pays un peu plus petit que la France mais bien moins peuplé (que 28 millions d’habitants) malgré tout c’est le pays le plus peuplé d’Asie Centrale. La majorité de sa population vit à l’est dans la vallée du Fergana, zone à risque pour son instabilité politique, zone de gros et divers trafics car limitrophe avec l’Afghanistan et proche de la Chine. La région est très fertile et alimente quasiment tout le pays en fruits et légumes.

A l’ouest, c’est une grande plaine désertique (très peu habitée), coupée d’oasis et de fleuves importants: le Syr-Daria et l’Amou-Daria. Ce sont en partie ces deux fleuves qui sont à l’origine de l’assèchement de la mer d’Aral, car ils utilisent l’eau pour la culture intensive du coton. L’Ouzbékistan est enclavé entre le Kazakhstan, le Kirghize, le Tadjikistan, l’Afghanistan, et le Turkménistan et longe les monts Tian Shan, à l’est.

L’Ouzbékistan s’est aussi le 4ème pays mondial producteur de coton.
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Alors dès qu’il y a un lopin de terre disponible, il y a un champ de coton. Nous arrivons juste après la grosse récolte ; la population est encore en train de récolter les dernières boules qui restent accrochées à la plante.
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Les femmes sont munies de gros sacs où elles glissent dedans le coton. Celui-ci est ensuite mis dans une remorque, qui est amenée dans une sorte de coopérative où il est entassé et empilé et aussi bâché.
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Le coton est semé comme les pommes de terre chez nous. La plante est rechaussée et dans le creux passe de l’eau. Les champs sont remplis d’eau, il y a des canaux d’irrigation partout.
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Une fois qu’il ne reste plus aucune boule de coton, ils arrachent chaque pied de coton, ils en font des petits fagots qu’ils transportent dans les charrettes ou en camion.
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La particularité de ce pays c’est aussi la monnaie. Le Soum qui est convertible depuis quelques années, 1€ équivaut à environ 2000 soums. Un litre de gasoil vaut 1040s (45cts); un plat au restaurant 2500s (1€); la viande -le bœuf- environ 7000s le kg (2€80) alors que la brebis est à 3€40.
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Les billets se déclinent en 50, 100, 200,500 et 1000 soums (peu de pièces et guère utilisées) donc les gens ont des billets pleins les poches, tous les magasins sont équipés de machines à compter les billets. On en voit aussi qui se promènent avec des liasses dans des poches en plastique! Donc pour avoir l’équivalent de 30€, on se retrouve dans le meilleur des cas avec 60 billets! Le pire a été quand on a changé 80€, on s’est retrouvé avec 300 billets de 200 soums, 120 billets de 500 soums et 75 de 1000 soums!
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Ce qui est sympathique aussi c’est que les liasses sont ficelées avec un élastique et tu les donnes directement pour payer et le commerçant ne s’amuse même pas à recompter les billets! Pour faire le change, on demande dans la rue et ensuite on négocie le taux; change bien plus intéressant qu’à la banque. (2700 S contre 2200s pour 1 € et 1900$ contre 1500$) Le 1er change que l’on fait, on s’adresse à une femme qui déambule dans le hall de la gare et qui veut bien changer des euros mais elle n’en a jamais vu ;alors elle nous prend le billet, le regarde sous toutes les coutures et le montre aux gens qui commencent à faire cercle autour de nous, le billet passe de main en main, même au policier qui vient voir le billet et une fois la curiosité assouvie, elle nous fera le change…pour la discrétion, c’est raté!

La police est aussi omniprésente. Pour photographier, on se cache. On s’est fait interpeller une fois car on prenait des clichés d’un bâtiment…en construction! Un français rencontré à l’ambassade a du effacer ses photographies de paysages qu’il prenait depuis l’intérieur du train! Par contre cette paranoïa de la photo ne se retrouvera plus dans les villes touristiques de Samarkand et Boukhara (heureusement!). Le bâtiment en construction est immense et d’un luxe inouï. Déjà gardé par de nombreux policiers, il a été «commandé» par la fille du président. Pour que l’on puisse l’admirer de loin, on n’hésite pas à décimer un parc très arboré ou git la statue du héros national: Tamerlan. Pendant notre 1er séjour à Tachkent, nous avons vu le joli parc,

à notre retour 15 jours plus tard: plus un seul arbre, et des ouvriers en pleine nuit en train de construire une énorme allée qui mènera directement à l’édifice pour une longue et large avenue piétonne!


La police est aussi très présente le long des routes. Il y a de nombreux postes en plein milieu des routes. Passage obligatoire et passage au pas car il y a de gros ralentisseurs! Impossible de passer en force, impossible de passer ailleurs car il n’y a pas d’autre route!
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On se fera donc arrêter souvent, souvent par curiosité, parfois pour se faire enregistrer dans un registre, et puis sans aucune gène, les policiers nous demandent des $! Notre réponse: non -à, non? -non, pas de $ ! -à bon! Alors petit souvenir? Parfum? Des CD? -non ! -bon, alors au revoir!! Voila en majorité comment ça se passe. Une seule fois, il a fallu sortir notre « lettre de protection » établie à l’ambassade de France, écrite en ouzbèke et signée par le consul. Le policier -très contrarié- nous a rendu notre passeport sans plus insister pour le pot de vin, ni pour sa menace de nous jeter en prison! C’est aussi le seul pays où nous avons vu que tous les ponts sont surveillés par au moins 4 policiers (2 de chaque côté du pont) dans une guérite!

La capitale est Tachkent, une énorme mégapole avec ses 2 500 000 habitants, qui tente de moderniser à l’occidentale toute la ville.

De nombreux quartiers luxueux se construisent avec des magasins tout aussi luxueux, mais pour l’instant il y a peu de marchandises à l’intérieur, peu de clients aussi.

A Tachkent, il y a le métro depuis 1972. Très joliment décoré, chaque station a un style différent, souvent orné de marbre, avec des luminaires en forme de boule de coton. Pas de photographies car il est formellement interdit d’en faire!
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De nombreux policiers montent la garde à l’entrée, sur les quais, dans la rame…pas moyen aussi de passer sans payer. Une employée surveille le passage des usagers, une autre, surveille les escalators, encore une qui autorise le métro à repartir, puis toute une ribambelle d’employées de surface…seulement 4 lignes de métro et une quarantaine de kilomètres mais presque autant de personnel qu’à Paris!(Blague!)

Tachkent a connu un tremblement de terre en 1966 de magnitude 7,5 sur l’échelle de Richter en faisant de gros dégâts matériels: il ne reste qu’une petite partie de la vieille ville. Quelques petites ruelles qui contrastent avec les grandes avenues soviétiques.

C’est là aussi où se dresse la mosquée flambante neuve financée par l’Arabie Saoudite. Puis tout autour, la médersa, le mausolée, l’école coranique…



Garés en centre ville, on rencontre Alim dans le métro: il est professeur de français à l’université et il est très heureux de venir partager notre repas dans notre «logement».
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Nous dialoguerons longuement et chacun apprendra des particularités de nos pays respectifs. Il nous invitera une après-midi chez lui, pour que son épouse nous montre comment faire un « plov »(plat traditionnel ouzbèke):

on fait revenir des oignons dans une grande marmite bien pleine d’huile, on y ajoute des carottes, on saisit la viande (de la brebis) puis après avoir bien mijoté, on ajoute le riz, des raisins secs, parfois des pois chiches…
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C’est un plat traditionnel ouzbèke, dont tous raffolent, et qu’ils mangent au moins 2 fois par semaine. C’est vraiment excellent, très nourrissant, même si un peu gras…

Nous profitons d’aller à l’opéra car les tarifs affichés défient toute concurrence: 2,5€ /personne! Ce sera le soir du ballet, Amulette d’Amour dont le compositeur est Mukhtar Ashrfi et le chorégraphe: G. Izmaïlovo; un orchestre de 40 musiciens, 32 danseurs pour une histoire d’amour impossible entre une princesse indienne et le fils d’un richissime commerçant de Boukhara.

Tous nos enfants ont adoré même les filles: Cyrielle s’est tenue bien tranquille pendant les 2 premiers actes puis a gambadé un peu sans trop se faire remarquer et depuis, Nina nous fait des pointes et des pas de danse : «comme au spectacle»!

dimanche 16 août 2009

SAMARCANDE

Situé au sud-ouest de la capitale a environ 300km ; la route principale traverse sur quelques dizaine de kilomètres le Kazakhstan. Or un malentendu entre les 2 pays, oblige un détour par le sud de l’Ouzbékistan -ou bien posséder un visa kazakhe!-et une rallonge de quelques heures supplémentaires de route

Samarcande a été la ville la plus peuplée de Transoxiane (située au N-E du fleuve Amou-Daria) jusqu’au 16ème siècle.

C’était le carrefour entre les diverses Routes de la Soie, routes empruntées par les caravanes allant de Chine et d'Inde vers l'Asie Mineure. Ce fut la capitale d’Alexandre le Grand, de Gengis Khan et de Tamerlan. Mais c’est surtout ce dernier qui bâtit toutes ces merveilles -pendant les 35 ans de règne- qui ont tant bien que mal survécu jusqu’à nos jours..
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Tamerlan était un conquérant cruel mais un homme d'État remarquable; il rassembla à Samarcande les maîtres d'œuvre, les artistes, les maçons, les peintres, les théologiens ….de tous les pays conquis pour ériger le centre de l'Univers, un jardin éternel d'azur en pierres. Pour arriver à ses fins, il ne ménageait ni les vies humaines, ni les trésors accumulés au cours de ses pillages.

Le complexe le plus grandiose d'Asie centrale et l'un des plus beaux de l’Islam se trouve à Samarcande c’est le Reghistan Qui signifie : »place de sable ».

Le petit-fils de Tamerlan, Ouloug-Beg, fait construire une médersa qui est encore visible, un hospice pour les derviches (Khanagha, et les derviches sont les membres d‘une secte musulmane)) et un caravansérail (auberge destinée aux marchands) La médersa est une école coranique qui accueillait jusqu’à une centaine d’étudiants. Actuellement, aucune des 3 medersas n’est en activité..
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Le régistan se compose de 3 médersas: 1) medersa Ouloug beg (1417-1420) aux proportions harmonieuses, foyer important de la culture en Asie centrale où se rencontraient savants, astronomes et poètes.
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2) médersa Chir-dor (la porte des lions) 1619-1635) : où chaque centimètre carré est recouvert de motifs décoratifs géométriques ou floraux richement colorés.
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3) médersa de Tilla-kari (couverte d’or) 1647-1659):l'intérieur resplendit de motifs en feuilles d'or.
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Moyennant finances, un garde nous fait monter dans le plus haut minaret (47m) du Reghistan. Rien que la montée vaut le détour: des marches d’une hauteur de 50cm, des bouts de murs effondrés puis une fois au sommet, juste un trou d’homme pour passer la tète et avoir une vue panoramique de Samarkand.
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La mosquée Bibi Khanoum dont la coupole bleu turquoise est visible dès que l’on arrive sur Samarkand. Bibi Khanum était la fille de l'empereur de Chine et la femme préférée de Tamerlan. C'est pour cela que Tamerlan, en son honneur, fit édifier cette mosquée devait surpasser en splendeur et en beauté toutes les réalisations du monde islamique. Ce monument religieux devait constituer l'un des symboles de la puissance de l'empereur. Pour la construction, les meilleurs artisans de l'empire furent mis à contribution : Tamerlan s'y faisait conduire chaque matin pour y surveiller les travaux, faisant préparer les viandes pour les jeter aux ouvriers dans les tranchées des fondations, comme on nourrit des bêtes. Il arrivait que, quand il était satisfait de leur travail, il leur jetait des pièces de monnaie. (Si pas satisfait, c’était la mort assurée!)
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Selon la légende, Bibi Khanoum voulut continuer à construire la mosquée pendant que son terrible conquérant de mari fut parti guerroyer en Inde. L’architecte choisi pour construire cette merveille, tomba éperdument amoureux de Bibi et embrassa l’épouse avec une telle ardeur que la marque de ce baiser de feu resta imprimée sur la joue tant convoitée. Lors de son retour, Tamerlan décréta le port du voile obligatoire pour toutes les femmes: certains disent que l’origine du port du voile pour les femmes islamiques viendrait de cette légende…
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Même s’il y a eu de nombreuses réfections du bâtiment, à l’intérieur il reste encore de nombreux travaux à effectuer. Une fois n’est pas coutume , à l ‘époque soviétique , les communistes ont commencé a rénover les bâtiments de toute la ville ! La photo d’archives date des années trente juste avant leur réfection.
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À une cinquantaine de mètres, le plus grand bazar de la ville grouille quotidiennement d’une foule bigarrée où se mélange allégrement les rayons alimentaires, les habits, et ustensiles divers. Nous avons même assisté à la décongélation rapide de gros cartons de cuisses de poulet. Un jeune garçon bien « baraqué » soulève sur sa tête le lourd colis et le jette violemment au sol afin de désolidariser les cuisses les unes des autres.
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Mais au bout de 4 ou 5 chutes sur le sol, le carton se « désintègre » et les cuisses se rependent au sol, au milieu du trottoir!

Shah-I-Zinda, la nécropole de mausolées et une mosquée.
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Cet ensemble paraît avoir concentré toutes les expériences architecturales des XIVe et XVe siècles en une apothéose de l'art de la céramique, sans égale dans toute l'Asie centrale. Et encore une sympathique légende: Shah I Zinda était le cousin de Mahomet et un jour, alors qu'il priait, des zoroastriens-d’ une secte rivale, lui coupèrent la tête. A peine perturbé par cet « incident » il termine sa prière, tranquille, ramasse sa tête et saute dans un puits voisin. Il semblerait qu’il y soit encore et c'est pourquoi le lieu est sacré.
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Derrière ce magnifique complexe, il y a un immense cimetière.
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La mode en Ouzbékistan est à la pierre tombale sablée à l’effigie du défunt: on montre même la nature de sa mort : en auto, en moto, par pistolet…
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GUR EMIR
16.GUR_EMIR.JPG C'est vraiment la stupéfaction à la vue de sa coupole aux nervures cannelées de la mosquée qui a été replacée à l'endroit initial, regarnie du bleu turquoise sur la brique jaune-brun. C’est là où se « repose » Tamerlan! Les sculptures sont splendides, recouvertes d’or …


17.Gur-Emir___la_ville_derriere_le_mur.JPGOriginalité de la ville de Samarkand : tous les complexes sont entourés de haut murs décorés : derrière « caché « vit la ville que l’on occulte au touriste(?), que l’on peut même exclure par la fermeture d’immenses et splendides portes en bois.

dimanche 9 août 2009

BOUKHARA

En langue sanskrit, le mot »Boukhara « signifie « monastère«. Boukhara est « une cité-musée » sous un ciel bleu! Ville située dans le sud-est du désert de Kyzyikoum au centre d’une oasis. Vieille cité dont la première mention écrite remonte au 2ème siècle avant J.C ; c’est la cinquième ville sainte de l'Islam malgré qu’elle ne compte plus qu'une partie de ses trois cent soixante mosquées (une par rue !!, mais beaucoup ont été détruites et beaucoup restent à restaurer.)
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Le centre historique de Boukhara fait parti du patrimoine mondial de l’Unesco et 140 de ses monuments sont protégés.
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Au cours des siècles, cette cité a connu une activité religieuse très importante mais contrairement à sa voisine Samarkand, elle a été moins marquée par la vie scientifique.
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Le centre antique doit avoir tout au plus 500m de diamètre, et il est très agréable de déambuler dans toutes les ruelles qui dans d’autres pays ressembleraient fort à de véritables coupe-gorges!

Au IX ème siècle, la ville est placée sous la protection des Samanides dont il subsiste un très beau Mausolée et qui est le plus ancien de la cité, c‘est celui de Ismaïl Samani. (875-999).
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Le centre religieux de Boukhara se compose de :

1) Le minaret Kalon : le plus haut édifice de la ville -haut de 47 mètres -qui se distingue dans toute la ville.
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En haut brulait une flamme qui permetaient aux caravanes se trouvant sur la Route de la Soie et sortant du désert, de pouvoir se diriger vers la cité sans s’égarer. (Mais elles se perdaient immédiatement dans le dédale des ruelles de la cité!!) Cette tour servait aussi à jeter les condamnés de son sommet!(dernière exécution en 1884)
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Selon la légende, après la destruction de Boukhara, Gengis-khan (le « conquistador » mongol) sortit sur la place Poi Kalan et regarda le minaret si haut que son casque tomba. Il du se baisser pour relever son casque. “Je ne me suis jamais incliné. Mais ce bâtiment est si grandiose qu’il mérite mon salut” – dit-il. Ainsi donc le minaret fut sauvé.

2) la mosquée Kalon qui peut accueillir jusqu’à 10000fidèles une des plus grandioses mosquées d’Asie centrale (dès 1514)
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Elle rassemble de très nombreux croyants; nous avons même vu un jeune enfant faire une visite guidée à un petit groupe d’hommes; puis des adolescentes qui devaient faire un compte rendu pour leur collège.
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En fait, elles ont passé un temps fou à prendre Cyrielle dans leurs bras, à se faire photographier avec elles, ravies et émerveillées de voir une « blondinette aux yeux bleus«.

3) la médersa Miri Arab construite au 16ème par le cheik A.Yamani, chef religieux et guide spirituel.
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Cette médersa avait pu être construite grâce à la vente de 300 esclaves. Elle a gardé une allure imposante avec ses 2 coupoles bleues.
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Elle est actuellement en activité et l’on ne peut donc pas la visiter. On peut juste observer à travers une grille la cour de l’édifice et prendre quelques photographies;
6B.MEDERSA_MIRI_ARAB.JPG le "gardien " nous offre 2 beaux pains comme aux reste des étudiants. Notre visite est un vendredi et c’est le jour où ils sacrifient une brebis.


Au centre de la cité s’érige la Citadelle d’Ark, qui était la résidence du seigneur de la ville (jusqu’en 1920) .Sa 1ère fondation date du 3ème s.avant J.C et avec ses constructions et ses fortifications, elle couvre 35 000 m².
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C’était une ville dans une ville habitée par des milliers de personnes qui se composait de palais, des casernes, l'Hôtel des monnaies et la prison.
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Plusieurs fois détruites, la configuration actuelle date du 16ème.
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Avec les billets d’entrée nous avons droit à un guide, cerise sur le gâteau, il parle français ! Une superbe mosquée reconstruite depuis peu toute en bois travaillé et peinte de vives couleurs.


Au centre de la ville se trouve le complexe Labi Haouz. Haouz signifiant " bassin".
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C’est autour de ce bassin hospitalier de 46X36 mètres aux divers muriers centenaires où l’on vient se détendre, boire du thé, ou se reposer sur les dromadaires en …pierre!!… Nous arrivons quand ils commencent à vider le bassin avec une grosse machine qui pompe toute l’eau. Même en restant 5 jours à Boukhara, le bassin n’était pas fini de vider, la machine a pourtant été descendu dans le bassin : on ne sait pas comment elle remontera ….notre curiosité n’a pas été assouvie!
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Bordant le bassin, la médersa Nodir Devon Begi. Il a été bati comme caravanserail mais le khan a voulu en faire un seminaire dès 1630.

À l’intérieur, différents commerçants (même une banque qui fait du change!) se sont installés en occupant chacun une salle. (C’était les salles de classe) Faut toujours penser à bien baisser la tête en entrant.
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Beaucoup de touristes trouve qu’il est déplacé de rencontrer des artisans -commerçants dans ces lieux anciens et à l’origine croyant. Nous pensons que cela donne plus de vie, nous replonge dans une ambiance antique et donne un mini-aperçu de comment les gens évoluaient à l’intérieur de ces écoles coraniques.
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Multitude d’artisans travaillent et vendent ensuite les objets qu’ils viennent de confectionner ; mais nous n’aurons pas besoin d’acheter ,ils nous donnerons divers cadeaux: collier, boucle d’oreilles ,petit canari en terre cuite qui siffle , sticker, bracelet…et nous passons une agréable après-midi à discuter avec tous les vendeurs. La saison touristique est finie (d’avril à juin - puis septembre et octobre. En juillet-août il fait vraiment trop, trop chaud!). L’absence de touristes fait que l’on se fait souvent interpellé par des gardiens, des femmes de ménage qui s’occupent des édifices pour nous proposer de les visiter contre une somme assez modique. Pour information, l’Ouzbékistan propose 2 tarifs: l’un pour ses habitants, l’autre pour les touristes. Le prix le plus cher est la visite du réghistan à Samarkand (mais visite de 3 medersas) pour 5,5€ !sinon, c’est 2,5€.

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La medersa Koukeldach (où nous sommes garés) qui fut en son époque (17ème) la plus grande école islamique en Asie Centrale puis sous l’ère soviétique fut un cinéma et maintenant divers marchands l’occupent aussi.

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Tchor minor : 4 minarets qui represente les 4 filles de l’homme qui fit construire cette petite école coranique, un des symboles de Boukhara.
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La plus petite médersa d’Asie Centrale se trouve aussi à Boukhara et elle « abrite » le centre culturel français où nous irons bavarder avec Dono et Halima qui parlent un excellent français. Les portes sont si étroites qu’il faut passer en biais, tout en baisant la tête pour pénétrer dans les diverses salles. L’étroitesse des portes est due à l’absence de bois et la petitesse des pièces afin de se préserver du torride été. Nous apprendrons que la condition de la femme ouzbèke est plus enviable que celle de la femme iranienne.
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Mais qu’à cela ne tienne, les jeunes filles sont très souvent mariées dès 19 ans et partent habiter chez l’époux qui lui même habite avec ses parents, ses autres frères et sœurs…
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mais l’obligation n’est pas systématique et la jeune fille peut -parfois - refuser le mariage. Elles nous prêtent des BD françaises que nous dévorons toutes en une soirée!

CONCLUSION 30 jours 1583km
Cargaisons les plus insolites du voyage : c’est en Ouzbékistan que nous les avons vues!
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Le transport du sable mouillé est érigé en pyramide pour en mettre un maximum et les voitures surchargées pour tous types de transports.
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C’est le pays où l’on a croisé le plus de charrettes tirées par des ânes (rarement le cheval)
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Nous avons été très surpris aussi par le nombre et la qualité de fabrication des portes en bois. Par-contre, pour tenir les battants fermés, il faut un gros cadenas…
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Nous n’avons pas aimé la « quantité » de policiers: il y en a vraiment partout, le pire étant à la capitale!

Aimé aussi l’acceuil toujours aussi sympathique. Nous avons juste regretté de n’avoir pas eu le temps d’aller plus en campagne. Ce pays mérite que l’on vienne y refaire un tour…..

Et pour finir, des nouvelles de notre remorque! Comme on soude depuis l’Ukraine, l’Ouzbékistan n’a pas fait exception! On arrive déjà péniblement jusqu’à un soudeur-mécanicien!
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Nous n’avions pas encore vu des mécanos aussi noirs…de vrais ramoneurs mais supers sympathiques, s’excusant du peu de matériel disponible, nous faisant un travail de fortune, mais qui sera suffisant pour quelques centaines de kilomètres.

Serge met une application sérieuse pour le choix d’un autre soudeur qu’il finit par dénicher. Le poste à soudure est parfait, le fer pour réparer la remorque est lui aussi parfait ; mais nous avons omis de regarder le masque, et le soudeur n’en n’a pas!! Incroyable. Il soude à l’aveuglette en faisant de son mieux mais pour nous ,il n’y aura d’autre alternative : il faudra « rereresouder »!!