La région à l’est d’Almaty, en direction de la Chine et du Kirghizistan est la région fruitière du pays : tout le long de la route des arbres fruitiers et au bord des routes des vendeurs de fruits et légumes : des tonnes et tonnes de poivrons, pommes de terre, d’oignons, de concombres, de choux, pommes, poires et raisins.
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C’est aussi une région productrice de tabac : on voit sécher les feuilles sous des hangars. On verra aussi de nombreuses charrettes tirées par des ânes: transport de foin, de fruits et légumes.
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Le canyon se trouve à 150km à l’est d’Almaty.
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Il s’étend sur 80km, et il a une profondeur de 150 à 300m de profondeur.
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Les falaises sont la plupart du temps en sable dur, couleur rouge-ocre, qu’il n’est pas possible de gravir, tellement la « roche » est friable.On trouvera une petite route qui nous mènera dans le bras du canyon, plus loin la piste s’arrête : c’est la rivière qui jaillit. Le lieu est magique, ces falaises prennent à la tombée du jour des teintes ocre splendides.
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Un kazakhe avec un tracteur vient faire le plein de sa citerne à quelques mètres de notre bivouac. Nous lui proposons un café pendant que sa cuve se remplit. Nous passons un bon moment à discuter alors qu’il ne parle que quelques mots d’anglais, puis quand il prend congé, il nous invite pour le soir même à sa ferme.
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Nous y allons tous en quad par la piste défoncée, distante de 3km. Zaïat habite chez son frère Janatbec. Pendant 7 jours il travaille à la ferme puis il retourne à Almaty pour son travail (jardinier chez un anglais). Nous faisons la connaissance d’AÏ-Nuur, l’épouse et de ses 2 filles : Aïjaanoun 2ans et le bébé de 1 mois Balum.
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Ils vivent les 4 dans cette ferme mais qu’une partie de l’année. Ils ont une maison plus grande et plus confortable dans un village plus loin. Nous avons droit à l’apéritif : pain, confiture, pistaches, cacahouètes, beurre, cornichons, une sorte de sucre typique du pays, le tout avec du thé au lait et du jus de fruit. Puis elle nous amène un énorme plat de viande de brebis avec des pommes de terre, le tout excellent. Pour nous ils nous donnent des petites assiettes alors qu’eux mangent directement dans le plat principal.
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Malgré le peu de vocabulaire dont chacun de nous dispose, nous passons une très agréable soirée. Janatbec, comme beaucoup de gens de son âge (45ans) se souvient encore de quelques mots et chants français appris à l’école. Au moment de prendre congé, ils proposent aux garçons de rester dormir. Après une hésitation, ils acceptent l’offre!! Dès 9H ,le lendemain ils arrivent à bord du tracteur (bien entassés tellement la cabine est petite) pour faire le plein d’eau quotidien qui alimente et la famille et le bétail de 500 brebis et chèvres ,quelques vaches et 3 chevaux. Les garçons sont levés depuis 7h et ils sont tout heureux d’avoir participé au comptage de tout le troupeau et à la traite des 2 vaches. Zaïat nous propose de nous rendre à la ferme en camion pour aller tuer une chèvre. C’est Serge qui aura l’honneur de tuer l’animal. En prévision du voyage, il s’était « entrainé » chez notre voisin Olivier à occire des brebis. Zaïat découpe la viande puis nous la donne : « fais-en un ragout si tu veux! » On s’exécute, et on les invite tous à diner dans notre « maison roulante » à leur très grande surprise. Ça faisait depuis la Mongolie que nous n’avions plus eu d’invité. Nous devenons aussi des ambassadeurs du peuple mongol. Ils connaissent très peu la Mongolie, et ils sont très avides de connaître leurs diverses coutumes, leur habitat, leur alimentation et nous concluons nos propos avec des photographies de Mongolie.

Le jour suivant, ils veulent nous donner le reste de viande. Alors, on organise un « barbecue » dehors puisque le temps est splendide (chacun de nous amène une partie du repas). Pour faire cuire la viande, on utilise du bois et non pas de la bouse de vache qui sert pour cuire le pain et pour se chauffer en hiver. Ils la stockent comme nous stockons les stères de bois. Zaïat demandera de nombreuses fois de l’accompagner en quad pour partir à la recherche d’un cheval qui s’est égaré. Avec les garçons, il sillonnera longtemps et à plusieurs reprises les diverses entrées du canyon sans retrouver l’animal.
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Nous partirons au bout de 2 jours extraordinaires passés en leur compagnie, pour aller randonner dans une autre partie de canyon. C’est à une vingtaine de kilomètres de chez Janatbec où nous descendrons au fond du canyon (une centaine de mètres); on encorde Nina pour les passages les plus abrupts et Cyrielle est dans l’écharpe dans le dos de Serge.
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On jalonne aussi notre passage de cairns (monticule de pierres) qui permettront de retrouver notre chemin pour le retour car tous les passages se ressemblent énormément et on perd facilement son chemin.
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Le spectacle est vraiment splendide,
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les immenses falaises rougeoyantes nous encerclent, de gros blocs jonchent le sol et tout en marchant dans le lit du canyon nous finissons par atteindre la rivière où le débit d’eau est vraiment rapide et nous empêche de poursuivre car les rives sont impraticables à pied.
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Seul regret : nous n’avons pas fait de canoë, notre carte n’est pas assez précise et nous ne savons pas où mène le canyon…
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