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Voila un pays un peu plus petit que la France mais bien moins peuplé (que 28 millions d’habitants) malgré tout c’est le pays le plus peuplé d’Asie Centrale. La majorité de sa population vit à l’est dans la vallée du Fergana, zone à risque pour son instabilité politique, zone de gros et divers trafics car limitrophe avec l’Afghanistan et proche de la Chine. La région est très fertile et alimente quasiment tout le pays en fruits et légumes.

A l’ouest, c’est une grande plaine désertique (très peu habitée), coupée d’oasis et de fleuves importants: le Syr-Daria et l’Amou-Daria. Ce sont en partie ces deux fleuves qui sont à l’origine de l’assèchement de la mer d’Aral, car ils utilisent l’eau pour la culture intensive du coton. L’Ouzbékistan est enclavé entre le Kazakhstan, le Kirghize, le Tadjikistan, l’Afghanistan, et le Turkménistan et longe les monts Tian Shan, à l’est.

L’Ouzbékistan s’est aussi le 4ème pays mondial producteur de coton.
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Alors dès qu’il y a un lopin de terre disponible, il y a un champ de coton. Nous arrivons juste après la grosse récolte ; la population est encore en train de récolter les dernières boules qui restent accrochées à la plante.
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Les femmes sont munies de gros sacs où elles glissent dedans le coton. Celui-ci est ensuite mis dans une remorque, qui est amenée dans une sorte de coopérative où il est entassé et empilé et aussi bâché.
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Le coton est semé comme les pommes de terre chez nous. La plante est rechaussée et dans le creux passe de l’eau. Les champs sont remplis d’eau, il y a des canaux d’irrigation partout.
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Une fois qu’il ne reste plus aucune boule de coton, ils arrachent chaque pied de coton, ils en font des petits fagots qu’ils transportent dans les charrettes ou en camion.
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La particularité de ce pays c’est aussi la monnaie. Le Soum qui est convertible depuis quelques années, 1€ équivaut à environ 2000 soums. Un litre de gasoil vaut 1040s (45cts); un plat au restaurant 2500s (1€); la viande -le bœuf- environ 7000s le kg (2€80) alors que la brebis est à 3€40.
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Les billets se déclinent en 50, 100, 200,500 et 1000 soums (peu de pièces et guère utilisées) donc les gens ont des billets pleins les poches, tous les magasins sont équipés de machines à compter les billets. On en voit aussi qui se promènent avec des liasses dans des poches en plastique! Donc pour avoir l’équivalent de 30€, on se retrouve dans le meilleur des cas avec 60 billets! Le pire a été quand on a changé 80€, on s’est retrouvé avec 300 billets de 200 soums, 120 billets de 500 soums et 75 de 1000 soums!
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Ce qui est sympathique aussi c’est que les liasses sont ficelées avec un élastique et tu les donnes directement pour payer et le commerçant ne s’amuse même pas à recompter les billets! Pour faire le change, on demande dans la rue et ensuite on négocie le taux; change bien plus intéressant qu’à la banque. (2700 S contre 2200s pour 1 € et 1900$ contre 1500$) Le 1er change que l’on fait, on s’adresse à une femme qui déambule dans le hall de la gare et qui veut bien changer des euros mais elle n’en a jamais vu ;alors elle nous prend le billet, le regarde sous toutes les coutures et le montre aux gens qui commencent à faire cercle autour de nous, le billet passe de main en main, même au policier qui vient voir le billet et une fois la curiosité assouvie, elle nous fera le change…pour la discrétion, c’est raté!

La police est aussi omniprésente. Pour photographier, on se cache. On s’est fait interpeller une fois car on prenait des clichés d’un bâtiment…en construction! Un français rencontré à l’ambassade a du effacer ses photographies de paysages qu’il prenait depuis l’intérieur du train! Par contre cette paranoïa de la photo ne se retrouvera plus dans les villes touristiques de Samarkand et Boukhara (heureusement!). Le bâtiment en construction est immense et d’un luxe inouï. Déjà gardé par de nombreux policiers, il a été «commandé» par la fille du président. Pour que l’on puisse l’admirer de loin, on n’hésite pas à décimer un parc très arboré ou git la statue du héros national: Tamerlan. Pendant notre 1er séjour à Tachkent, nous avons vu le joli parc,

à notre retour 15 jours plus tard: plus un seul arbre, et des ouvriers en pleine nuit en train de construire une énorme allée qui mènera directement à l’édifice pour une longue et large avenue piétonne!


La police est aussi très présente le long des routes. Il y a de nombreux postes en plein milieu des routes. Passage obligatoire et passage au pas car il y a de gros ralentisseurs! Impossible de passer en force, impossible de passer ailleurs car il n’y a pas d’autre route!
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On se fera donc arrêter souvent, souvent par curiosité, parfois pour se faire enregistrer dans un registre, et puis sans aucune gène, les policiers nous demandent des $! Notre réponse: non -à, non? -non, pas de $ ! -à bon! Alors petit souvenir? Parfum? Des CD? -non ! -bon, alors au revoir!! Voila en majorité comment ça se passe. Une seule fois, il a fallu sortir notre « lettre de protection » établie à l’ambassade de France, écrite en ouzbèke et signée par le consul. Le policier -très contrarié- nous a rendu notre passeport sans plus insister pour le pot de vin, ni pour sa menace de nous jeter en prison! C’est aussi le seul pays où nous avons vu que tous les ponts sont surveillés par au moins 4 policiers (2 de chaque côté du pont) dans une guérite!

La capitale est Tachkent, une énorme mégapole avec ses 2 500 000 habitants, qui tente de moderniser à l’occidentale toute la ville.

De nombreux quartiers luxueux se construisent avec des magasins tout aussi luxueux, mais pour l’instant il y a peu de marchandises à l’intérieur, peu de clients aussi.

A Tachkent, il y a le métro depuis 1972. Très joliment décoré, chaque station a un style différent, souvent orné de marbre, avec des luminaires en forme de boule de coton. Pas de photographies car il est formellement interdit d’en faire!
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De nombreux policiers montent la garde à l’entrée, sur les quais, dans la rame…pas moyen aussi de passer sans payer. Une employée surveille le passage des usagers, une autre, surveille les escalators, encore une qui autorise le métro à repartir, puis toute une ribambelle d’employées de surface…seulement 4 lignes de métro et une quarantaine de kilomètres mais presque autant de personnel qu’à Paris!(Blague!)

Tachkent a connu un tremblement de terre en 1966 de magnitude 7,5 sur l’échelle de Richter en faisant de gros dégâts matériels: il ne reste qu’une petite partie de la vieille ville. Quelques petites ruelles qui contrastent avec les grandes avenues soviétiques.

C’est là aussi où se dresse la mosquée flambante neuve financée par l’Arabie Saoudite. Puis tout autour, la médersa, le mausolée, l’école coranique…



Garés en centre ville, on rencontre Alim dans le métro: il est professeur de français à l’université et il est très heureux de venir partager notre repas dans notre «logement».
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Nous dialoguerons longuement et chacun apprendra des particularités de nos pays respectifs. Il nous invitera une après-midi chez lui, pour que son épouse nous montre comment faire un « plov »(plat traditionnel ouzbèke):

on fait revenir des oignons dans une grande marmite bien pleine d’huile, on y ajoute des carottes, on saisit la viande (de la brebis) puis après avoir bien mijoté, on ajoute le riz, des raisins secs, parfois des pois chiches…
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C’est un plat traditionnel ouzbèke, dont tous raffolent, et qu’ils mangent au moins 2 fois par semaine. C’est vraiment excellent, très nourrissant, même si un peu gras…

Nous profitons d’aller à l’opéra car les tarifs affichés défient toute concurrence: 2,5€ /personne! Ce sera le soir du ballet, Amulette d’Amour dont le compositeur est Mukhtar Ashrfi et le chorégraphe: G. Izmaïlovo; un orchestre de 40 musiciens, 32 danseurs pour une histoire d’amour impossible entre une princesse indienne et le fils d’un richissime commerçant de Boukhara.

Tous nos enfants ont adoré même les filles: Cyrielle s’est tenue bien tranquille pendant les 2 premiers actes puis a gambadé un peu sans trop se faire remarquer et depuis, Nina nous fait des pointes et des pas de danse : «comme au spectacle»!