Route plein nord



En sortant de chez le soudeur et avant de reprendre la route, nous rencontrons Hazkarbek que nous invitons au petit - déjeuner. Il travaille à Baïkonour (à la base spatiale)-distant de 150km-comme beaucoup de gens de la région. Puis il nous invite chez lui, enfin chez ses parents, où ne résident pas moins de 10 personnes dans une grande maison.1.CHEZ_HAZANBACK__3_.JPG
Frères et sœurs et même sa jeune épouse avec leur bébé de 10 mois!! Le bébé dort encore dans un petit lit où il est « ficelé », mais c’est radical: au bout de 3 bercements, il s’endort tranquillement.
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Les très gros tapis (2,50mX2, 50m)-que l’on a beaucoup vu en Ouzbékistan -sont accrochés au mur!! Au sol quelques tapis vieux et rapiécés. L’eau arrive dans la maison mais aucune installation-style robinet- n’existe. Ils prennent l’eau directement au compteur, qui arrive directement dans la maison, dans un seau! Les toilettes continuent à être à l’extérieur, prêt de l’enclos du veau. En guise d’adieux, nous faisons ensemble un « karaoké » avec chansons en anglais, russe et même français sous les décorations de Noël(ils ne le fêtent pas le 25.12mais c'est ferié le 06.01)1.CHEZ_HAZANBACK.JPG

En quittant Aral, il nous faut faire 300km sur une route complètement défoncée, sans village et sous un froid piquant! Paysage monotone, steppe, plat, blancheur, absence d’arbres.
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Heureusement nous apercevons de nombreux chameaux, le plus souvent recouverts de couvertures pour résister au froid !! Ils remplacent sur des centaines de kilomètres les troupeaux de chevaux ou de bovins.
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C’est au milieu de cette steppe, éloignés de tout que nous passerons Noël .Chacun a confectionné un petit cadeau et nous passerons 2 jours presque magiques.4.NOEL1.JPG Il fait - 18° mais quand le soleil est présent, le froid est vraiment supportable (sauf si le vent se met de la partie!). La neige est tellement poudreuse que l’on ne pourra même pas faire un beau bonhomme!
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Notre cuve des toilettes est gelée.
Pour les plus frileux les besoins se feront grâce au pot de Cyrielle …les autres vont dehors en s’abritant avec un isolant en aluminium !

Nous repartons sur une piste: la route a l’air en construction, et dès que l’on peut « remonter » sur la route, on « s’y «jette «  dessus. Le macadam est splendide, par-contre l’on regrette rapidement notre choix car c’est une patinoire sur toute la largeur et de toute la longueur.5.RTE_GLACEE__3_.JPG Les bas-côtés sont très profonds(3m) et nous n’avons qu’une crainte c’est d’y plonger dedans. Heureusement, il n’y a pas un seul virage et la circulation est très très fluide! Nous refaisons un remake des « valses de Vienne »! 5.RTE_GLACEE__2_.JPGLà où se pose un problème, c’est quand le vent se lève car le camion se met face au vent donc pas dans le sens de la route!!Quel stress!! Par contre c’est drôle de voir les rares automobiles rouler en « crabe »!(enfin quand elles sont loin de nous) Dès que l’on peut, on « replonge «  vers la piste qui est somme toute bien moins dangereuse ! 6.ATT_TERRAIN__2_.JPG6B.TT_TERRAIN.JPG

Nous resterons 3 jours dans ce « enfer » blanc, malgré tout un peu magique et nous arriverons dans une grande ville -Aqtobe-(300 000habitants)où nous ferons le plein de gaz et l’on repart aussitôt, cap vers l’ouest, cap vers la Russie et l’Europe. Enfin c’est plus vite dit que fait car pas moyen de trouver la route qui part vers l’ouest. Au bout d’une heure, nous sommes encore en ville, l’on fini par demander à un groupe d’hommes qui dialoguent tranquillement au bord de la route. L’un d’eux, monte dans sa voiture et nous dit de le suivre.au bout de 10km il nous a remis sur le bon chemin!!On lui offre quelques présents et lui aussi: un stylo qui fonctionne (plutôt rare!)

Nous passerons le réveillon dans la plus grosse ville de l’ouest kazakhe: Ouralsk -210 000 habitants. Nous trouvons un bivouac sympathique au bord d’un stade. Un policier a qui nous demanderons où se trouve le centre ville, nous emmènera tous dans sa voiture de fonction en ville!! Toujours aussi sympathiques les kazakhes.

En ville c’est un champ de glace. Nos deux filles ont du mal à comprendre comment elles arrivent à tomber si rapidement. Même les garçons se retrouveront au sol sans bien savoir comment … en fait au bout de quelques jours, on réussi de mieux en mieux à tenir sur ces espaces givrés. Il y a un peu de sel mais cela ne suffit pas. L’hantise c’est de rentrer dans un magasin et de devoir traverser l’énorme plaque de gel avant d’atteindre la porte…mais chose assez incroyable pour nous qui sommes si peu habitués au gel et à la neige, c’est de voir les femmes qui se promènent avec des talons aiguilles!! Trop fort!! Bon, nous avons quand même vu des gens qui eux aussi tombaient!!Ça nous rassure sur nos capacités.

L’avantage de la neige et de la glace, c’est que les gens utilisent des luges pour transporter les marchandises ou les bébés.
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En plein centre ville, le stade municipal est converti en patinoire de plein air, mais il n’y a pas de machine pour lisser la glace, cela ne les empêchent pas de patiner et même jusqu‘à 22h, malgré le froid.

La ville a une heure de retard avec la capitale Astana. Nous aurons droit à 2 feux d’artifices, à une heure d’intervalle. Puis pour célébrer le passage à l’an 2010, nous avons une jolie et intense chute de neige. Une neige lourde qui nous a permis de faire une bonne bataille de boules de neige.

Les chasse-neige sont de sortie, c’est une valse continue tant la chute de neige est importante. En ville, tous les employés sont en pleine activité pour rendre la ville plus facilement accessible aux piétons. La neige est mise en tas par les chasse-neige puis ce qui reste est chargé dans les camions et évacué. Ils jettent aussi du sel que les employées balaient afin d ‘être bien étalé partout.                                                                                             10.CHASSE-NEIGE.JPG

Après 3 jours de repos, nous reprenons la route vers l’ouest vers la Russie après avoir tenté de faire le plein des bouteilles de gaz. Le problème que l’on rencontre avec les slaves c’est qu’ils ne veulent pas nous remplir nos petites bouteilles de gaz propane, de 23kg. S’il reste du gaz à l’intérieur, ils s’activent d’abord à le vider! Puis on a beau insister, montrer que notre bouteille contient 30litres, rien n’y fait ; ils les remplissent à 15 litres!! Nous n’avons pas réussi à savoir pourquoi mais c’est ainsi … Nous savons que cela va être très juste pour nous surtout qu’à moitié pleines, les bouteilles gèlent! Bon, nous n’avons pas de solution de rechange alors nous partons ainsi équipés. Le plein d’eau est fait ; reste le plein de gasoil. Comment faire pour trouver une pompe qui vend du carburant traité contre le froid? Nous faisons le tour de la ville et nous stoppons chez celui qui vend le gasoil le plus cher. Pour être surs, on insiste et on insiste et on insiste encore auprès des pompistes. Une des secrétaires vient même dehors pour nous certifier que le gasoil est traité contre le froid. Après moult discussions, nous finissons par faire le plein.

La « rocade » est une vraie patinoire où les camions s’arrêtent car ils n’arrivent pas à rouler sans mettre leurs gros engins dans le fossé. Nous sommes bien contents d’avoir 4 roues motrices! Puis la route recouverte de neige sera moins stressante à conduire.11.la_NEIGE_BLANC2.JPG

11.la_NEIGE_BLANC1.JPG11.la_NEIGE_BLANC5.JPG

Le 04.01.2010 nous sommes garés à 100m du poste frontière, notre visa kazakh expire le lendemain.12.FILS_ELEC_AU_SOL.JPG Le froid est de plus en plus vif, -20°-les lignes électriques de haute tension sont tombées, il nous a fallu rouler dessus! (pas trop rassurés tout de même) Nous mettons le quad en porte à faux afin de pouvoir passer la frontière avec moins de problèmes. Depuis l’Ukraine, les douaniers n’aiment pas que nous ayons une remorque sans carte grise. Pas de remorque, moins de problèmes.A.FRONTIERE_KAZAK__2_.JPG

Le lendemain, il fait -18°, le soleil est présent, mais le vent aussi!

Notre chaudière ne s’allume pas car le l’antigel (- 40°) a commencé à devenir gélatineux! Serge diagnostique que le gasoil du camion commence à geler. Il chauffe les bols des filtres à gasoil et …casse le bol. Nous n’avons plus de bol!!C’est le 3ème que l’on casse, et là ce n’est pas le moment!!! Notre camion ne démarrera pas aujourd’hui !! 1er coup dur!!
B._AU_POSTE_FRONTIERE__4_.JPG On se rend au poste frontière pour savoir comment faire pour entrer à la frontière car notre visa expire aujourd’hui! On nous dit qu’ils nous amèneront un camion pour nous tracter jusqu’au poste pour faire ainsi tamponner nos passeports et nous éviter ainsi des complications administratives et des amendes.

Un 33tonnes russe -sans chaines-vient en fin d’après-midi et tant bien que mal nous tire jusqu’à l’intérieur de la douane!! Sympathiquement, pendant que l’on fait les divers postes pour se faire tamponner tous les passeports, les enfants sont dans une petite chambre chauffée où la nuit les douaniers viennent se reposer. Nous souperons tous là avant de rejoindre notre véhicule.                               Il ne nous reste que le chauffage au gaz, nous dormons tous bien emmitouflés au cas où le chauffage s’arrêterait en pleine nuit. Nous sommes tellement habillés que les garçons ont eu très chaud pendant la nuit!! Dès le petit matin (-25°), un militaire vient nous dire d’amener les enfants au poste où ils seront au chaud. Il y a aussi une cantine avec une cuisinière qui prépare les repas pour toute la douane. Ils auront du thé, du pain, des biscuits.



Pendant ce temps, Serge tente l’impossible pour faire démarrer le camion. C’est une vraie course contre la montre car les heures se succèdent à une très grande vitesse. Course contre le froid car sitôt qu’il faut par-exemple ouvrir une soute, il faut d’abord la dégeler, puis venir se réchauffer, puis y retourner…
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Chaque intervention prend le double de temps qu’en temps normal. Aznavour le dit très bien: « la misère est plus facile au soleil« ! C’est impressionnant l’énergie et le temps que l’on passe pour des actions bénignes! Un chauffeur routier nous alimente pendant toute la journée avec ses câbles de démarrage, notre véhicule démarrera 2 fois et 2 fois après une grosse minute s’arrêteront!
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Le désespoir commence à s’installer!! Quoi faire???

Comment agir???

Le nuit arrive tôt, trop tôt pour nous ; voila encore une journée de passée, le 2ème jour sans que notre moteur se mette vraiment en marche. Un douanier demande à un chauffeur de bus russe de nous vendre l’additif pour le mélanger à notre gasoil, pour éviter qu’il gèle de trop. Le lendemain, il doit nous en ramener un autre bidon. Nous soupons au chaud dans la caserne des douaniers puis nous allons tenter de dormir un peu même si le moral est en berne.

Pendant la nuit (-28°), ce qui devait arriver, arriva: notre bouteille de gaz fini par geler car il y a trop peu de gaz à l’intérieur. Les 3 sont au même stade de remplissage ; aucune d’elles ne veut s’allumer. Mais bien emmitouflés personne n’à froid (5°à l’intérieur).
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Tôt, Serge se décide à mettre le feu sous la cuve à gasoil pour aider ce dernier à se liquéfier. Le résultat est très impressionnant, il faut beaucoup de dextérité pour éviter de mettre le feu à tout le camion. Nous redemandons à un autre routier de nous alimenté en électricité… Le chauffeur de bus revient bredouille: il n’a pas réussi à trouver une autre bouteille d’additifs!! On comprend mieux pourquoi nous n’en n’avons pas vu à la vente! Ici la quasi-totalité des véhicules roulent à l’essence, les gros camions aussi!

Mais rien n’y fait, le moteur ne veut pas s’allumer, le gasoil n’arrive pas aux injecteurs : il est trop gélatineux. On doit se rendre à ‘l’évidence, il nous faut abandonner notre camion!!! Il n’est plus possible de passer une nuit sans chauffage et pour éventuellement remettre le moteur en route, cela demanderait beaucoup de temps... , nos visas sont déjà tamponnes, nous devrions être sortis normalement du Kazakhstan depuis 2 jours déjà! Les douaniers commencent à s’impatienter de nous voir trainer dans leurs locaux. Donc nous n’avons pas de temps disponible non plus.

Donc pas de choix : il faut partir!

Les douaniers nous donnent 2h pour faire nos bagages et partir pour la Russie. On se met d’accord pour laisser le camion là où il est et venir le récupérer au printemps.

C’est les larmes aux yeux et chaudement vêtus (déjà -5° dans le véhicule) que nous faisons péniblement nos bagages, en emmenant le minimum, c’est à dire un sac à dos pour chacun de nous et 2 sacs, même Nina aura son petit sac! Il nous faut tout abandonner sans être vraiment sûrs de tout retrouver. Serge prépare le plus possible le camion afin qu’il souffre le moins possible de l’hiver. On charge le quad à l’intérieur où il sera ainsi plus protégé et à l’abri des convoitises.

Voila ! Notre voyage se termine, là, tristement.

Nous attendons le taxi quand le seul douanier qui parle quelques mots d’anglais nous dit qu’il n’est absolument impossible de laisser en douane notre véhicule!!
Gloups!
Mais logique puisque tous les papiers ont le tampon de sortie du territoire!! La colère et le découragement s’empare de nous. Pourquoi le dire au moment où nous sommes sur le point de partir, alors que la nuit est déjà là??? Quelle fatigue que toutes ces administrations. Le taxi est là, qui accentue notre stress, les filles, fatiguées et ressentant notre énervement se mettent à pleurer…nous prenons la décision de nous séparer pour la 1ère fois depuis le voyage. Serge restera au poste pour tenter de trouver une solution. Le reste de la famille part avec le taxi vers la Russie, en s’entassant tant bien que mal dans la petite Lada.




Le récit de Serge seul au Kazakhstan:

Sitôt la famille partie, un lourd désespoir s’abat sur moi!!

Se retrouver seul, voila bien longtemps que cela ne m’étais pas arrivé ; peur aussi de perdre le camion; fatigue après 3 jours pour tenter de le redémarrer, de ne pas trop dormir de la nuit, stress aussi .
Mais l’heure est à essayer de trouver un camion qui puisse tirer le nôtre jusqu’au no-mans-land à une centaine de mètres de là où nous sommes garés. Un routier polonais parlant très bien l’anglais se présente à moi, son 33tonnes est équipé de chaines (c’est un des seuls!) ; le « hic » c’est qu’il y a 3 ou 4 camions garés devant le nôtre, les chauffeurs sont absents : ma chance vient de passer!!!

Les douaniers me font donc patienter et patienter sans m’offrir d’autres solutions et je finis par comprendre quand la relève arrive. Tout un groupe qui ne me connait pas, qui ne connait rien à mon histoire, le côté sympathique de la famille n’est plus là ; ça devient juste le problème du « fransous »avec son camion!

On me fait encore et encore patienter, parfois mal traité verbalement; on m’oblige à tenir la porte d’entrée bien ouverte jusqu’à ce que mon esprit embrumé se réveille. La porte je la cale et je m’installe d’autorité dans le bureau du chef!

Les discussions peuvent commencer:il me propose d'emblée de prendre notre camion jusqu'à son domicile ,c'est à dire à 100km de là;dans la dernière grande ville traversée -Ouralsk-

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Je n’ai d’autre choix que de lui faire confiance, mon camion ne m’appartient plus, mon esprit vacille entre tristesse, désespoir et espoir …lequel choisir? Il faut laisser du temps au temps, croire en la bonté humaine, en l’amabilité et la gentillesse de ce peuple kazakhe qui nous a tant ravi pendant les 3 mois de notre séjour en ce grand pays…

J’embarque dans un bus qui rejoint la Russie. Juste avant je revois le seul douanier parlant anglais qui est énormément surpris quand je lui montre le nom du chef qui a conclu le marché avec moi : » c’est un très grand chef, puissant, quelqu’un de bien », me voila un peu plus rassuré …

Il est temps pour moi d’aller rejoindre le reste de ma petite famille.

Et pendant ce temps le reste de la famille va se loger chez la mère du chauffeur de taxi dans  la  1ère ville russe.
Nous avions oublié les routes russes : un vrai désastre! Des trous et des trous mais nous sommes tellement serrés que les secousses sont plus douces. Par-contre, la route est une véritable patinoire. Nous avons presque l’impression d’être dans une auto de rallye, le « cul » de la voiture chasse à gauche puis à droite, les virages sont pris en glissade et en contre braquage : une vraie conduite à la « Sébastien Loeb »!

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La maison de Lidia- la maman -ressemble à la majorité des maisons russes. En bois, grande, chauffage au gaz, pas d’eau courante, WC à l’extérieur dans une cabane où il ne faut pas oublier de baisser la tête en rentrant et en sortant aussi! Bon heureusement que l’on s’était un peu habitué à aller faire nos besoins dehors, nous avons de l’entrainement et de la résistance au froid. Nous sommes experts aussi en marche sur glace car les 30m qui nous séparent des toilettes sont un sentier de glace (l’astuce c’est de faire du patin à glace sans pantins!)Le grand -mère a un seau dans la maison avec un couvercle de WC. Après le froid du camion, nous passons à une autre extrémité : nous dormons tous en tee-shirts tellement il fait chaud! Ici, les économies d’énergies; ils ne connaissent pas! Pour la douche, ce sera dans un baquet, pas de shampoing et une serviette pour tous mais nous serons propres après plusieurs jours sans se laver.

Nous avisons notre hôtesse que nous allons en ville pour déjeuner là-bas et aller à la banque. Quand nous sommes tous bien habillés, bien emmitouflés , gantés et chaussés , elle nous dit que ce n’est pas possible de partir seuls car pour nous rendre en ville il faut passer par la gare et que celle-ci est sous surveillance policière et douanière , qu’ils vont nous poser des tas de questions; et que … et que … bon il faut qu’elle téléphone à son 2ème fils qui habite juste à côté pour qu’il nous accompagne!équipés comme des « himalayens », on ressemble vite à des écrevisses!
Voila, c’est un petit résumé de la Russie. Tout se fait mais faut du temps et de la.patience! De l’autre cote de la voie ferre nous retrouvons Vladimir-notre chauffeur de taxi de la veille qui nous accompagne à une banque. Entre- temps, il reçoit un coup de fil: c’est Serge qui est arrivé en ville par le bus depuis le poste frontière.

Quelle joie et quel soulagement de tous se retrouver!
Voila tous réunis et là on constate l’ampleur des désastres. Plus de camion, c’est la mue de la famille « toutencamion » (mue en plein hiver ce n’est pas banal!) Bon, les questions affluent : quelles erreurs avons-nous faites? Possibilité d’avoir agit différemment ? Échec?
Trop sous le choc des événements, nous repoussons nos réflexions à plus tard ; il nous faut d’abord savoir comment revenir ….

Chers lecteurs, la suite des tribulations dans un prochain article….