Encore une île et encore plus au nord, c'est la dernière île malaise avant la Thaïlande.

Située dans la mer d'Andaman, à 30 km au nord-ouest de la côte malaise.


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On décide d'y aller,poussés par les nombreuses personnes qui nous la conseille et nous voudrions aussi naviguer dans la mangrove et se promener sur le 'pont du ciel' afin d'observer la canopée.

Le plus simple est de prendre un ferry depuis Penang directement vers Langkawi –«3h de traversée-mais en faisant le calcul, c'est beaucoup plus rentable financièrement, pour nous, de prendre le ferry pendant une quinzaine de minutes pour rejoindre le continent




puis le train-2H- (celui qui part vers Bangkok et que nous prendrons à la fin du mois de décembre 2014 pour rejoindre la capitale thaïlandaise)
puis un taxi (20 minutes)-où l'on a failli mourir étouffés par les gaz d'échappement qui s'évacuaient dans l'habitacle!-
et finalement un ferry(1H45) sur une mer pas trop agitée,ouf nous voici enfin arrivés!





Une économie de 130 Ringgit (33€) soit 2 nuits d'hôtels et un repas !
Quand on a le temps , on peut se permettre de se compliquer un peu l'existence..

Langkawi est la plus grande des 99 îles-encore plus à marée basse- (que 4 îles habitées) et là où se concentre la majorité de ses habitants .






L'aigle brun est le symbole de l'île puisque en malais Helang signifie aigle et kawi=fort. On trouve aussi des aigles pêcheurs à poitrine blanche.





A Langkawi, pas de bus de ville. Pour se déplacer que des scoot ou des auto en location , ou alors le taxi.
Dès la sortie du bateau , nous sommes assaillis par une horde de loueurs. donc nul besoin de réserver avant de venir ici! Vu le prix imbattable que l'on négocie pour une voiture alors que nous sommes en pleine saison touristique car ce sont les grandes vacances des malais(15€/jour, kilométrage illimité, de toute façon ,le compteur est bloqué! Et l'essence ici est à 0,50cts d'€ le litre!! Nous négocions aussi la gratuité des deux 1/2 journées: celle de notre arrivée puisque l'on prend le véhicule à 18H & celle du jour du départ, départ dans la matinée.La discussion se fait aisément même si elle prend un peu de temps, mais ici tout le monde a l'habitude de prendre son temps) nous optons pour l'auto au lieu des scooters qui nous reviennent plus chers puisque nous devrions en prendre 2.

Par-contre, nous avions préféré réserver un hôtel par l'intermédiaire du site " Agoda" pour la première nuit. Ensuite , comme nous prendrons les autres nuits au même endroit, le responsable nous fera une petite ristourne & l'on aura la chambre pour nous 6 au prix de 17,5€.

Vu que l'île ne fait que 478km²
nous sillonnons rapidement toute l'île surtout qu'il n'y a que quelques routes car la jungle est omniprésente.


Et s'il n'y a pas de route, impossible d’accéder à la plage à moins de se munir d'une machette et de jouer les « Indiana Jones » !! Pour corser le tout, des falaises pouvant atteindre 600m viennent se jeter dans la mer. Facile de comprendre que cet archipel servit de repaire aux pirates du détroit de Malacca.




Autre difficulté pour aller se baigner, les plages le plus belles ont été acheté par de grands et luxueux hôtels qui les réservent à leurs richissimes clients donc pas à nous!!ouais ,nous avions eu le même problème en Italie où une grande partie des « spots » les plus beaux des rives du lac de Côme sont interdites au badauds.

Nous partons en bateau à la découverte de cet habitat si inhabituel pour nous qu'est la mangrove:un écosystème de marais maritimes présent dans les régions tropicales.





La mangrove se développe sur le littoral dans des zones calmes et peu profondes. Elle assure une excellente protection contre l'érosion et même les tsunamis.
La Malaisie possède 630000 hectares de mangroves ce qui en fait le 5 ème pays au monde le plus fourni.
Cet habitat vit en anaérobie où seulement quelques espèces arrivent à s'habituer à cette absence d'oxygène.





Les racines ont un rôle respiratoire et de fixation. Elles servent d'abri à de nombreux organismes. Les palétuviers -qui appartiennent à la famille des angiospermes,sont une des rares espèces d'arbres qui arrivent à se développer dans cet univers sursalé. Pour s'adapter,ces arbres ont développé des racines aériennes – comme des échasses-

D'autres racines poussent hors du sol vers le haut comme des pailles pour la respiration. Ces « tubes pour respirer » atteignent des tailles de 30 centimètres.

C'est dans ces lieux que l'on rencontre le « poisson grenouille »
le periophthalmus (appartient à la famille des gobiidé ) lequel est capable de vivre à l'air libre pendant 2h !, il se nourrit d'insectes et de petits invertébrés. On l'associe à la grenouille car bien qu'il ait des branchies, il respire par la peau comme les grenouilles.


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Ce qui nous a le plus surpris de ce poisson c'est la vitesse qu'il arrive à atteindre quand il se déplace à la surface de l'eau. Puis une fois arrivé sur le sable, il fait un gros trou pour se loger dedans.



Au loin l'on débouche sur la mer d'ANDAMAN , cette mer tributaire de l'océan indien , laquelle borde surtout les côtes de Birmanie, Thaïlande & cette île de Malaisie.





Un autre aspect intéressant de Langkawi est que l'on peut voir la canopée de près grâce à un pont suspendu à haubans à 700 m de hauteur et de 120 m de long. Malheureusement pour nous , il était fermé en raison de maintenance !


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La canopée forme une strate de quelques mètres d'épaisseur où se trouve plus de 80% du feuillage des arbres.



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Alors à défaut de balade aérienne, les filles sont toute ravies de passer un grand moment dans la bulle d'air...





Les 3 gars préféreront se faire "lécher" les pieds par les petits poissons: ouah ça chatouille!!!


Au cours de notre tour de l'île, nous apercevons des cultures d'hévéa. C'est cet arbre extraordinaire qui produit le caoutchouc : des rangées d’arbres bien droits, et des bols en bois enserrés à leurs troncs avec du fil de fer. En s’approchant, on remarque aussi une fine gouttière dans laquelle coule tout doucement un liquide blanc, le latex.




Cette procédure ne nuit pas à l’arbre qui se régénère de lui-même.




L’hévéa saigne, et d’ailleurs on appelle « saigneurs » les hommes et femmes qui entaillent l’écorce. A l’aide d’un couteau spécial, ils épluchent l’arbre, comme on le ferait pour une orange. C'est étonnant de voir avec quelle facilité ils « découpent » le tronc !





La Malaisie, l'Indonésie, la Thaïlande se partagent les ¾ de la production mondiale de la production mondiale.





Il faut compter 6 à 7 ans entre la plantation de nouveaux hévéa et le début de la production de latex. L’arbre peut être exploité pendant une trentaine d’années.




La culture d’hévéa est parfois abandonnée au profit de palmiers à huile, rentable à plus court terme. 






Il faut 2 jours pour remplir un petit pot comme celui-ci.





Les 2 travailleurs ne parlent du tout l' anglais mais le jeune garçon nous dit qu'il fait ce job pendant les vacances scolaires..pas sûrs qu'il reprenne le chemin de l'école dès la reprise de l'année scolaire en janvier !
Pas sûr aussi qu'ils soient bien payés car la Malaisie pratique des salaires inférieurs au minimum légal ! Ça fait toujours de la peine de voir des gens exploités.

 

Nous visitons une ferme piscicole :

on croyait tomber dans un piège à touristes et finalement on s'est régalé!!






de plus que notre tout jeune guide -Burhan - était vraiment très très drôle,charmant et nous a donné moult explications.






Tous les poissons viennent de la mangrove, tous pas très sympa, comme la carangue géante,(Caranx ignobilis) ou aussi appelé Gt qui atteint une longueur d'environ 60 cm en trois ans.


Burhan lui lance un morceau de poisson, le Gt se jette férocement sur lui:effrayante la « bestiole ». Le guide nous déconseille vraiment de nous pencher , il nous assure qu »il est vraiment dangereux!!on le croit sur parole.






Une raie a la peau rugueuse.... Serge et Cyrielle tentent l'aventure de la « rape ».

Les xiphosures (nom scientifique : Xiphosura) appelés couramment limules  et celui que l'on a eu la chance de voir est un "Crabe fer à cheval"(ce n'est pas un crustacé).




Il porte sur le ventre des séries de pattes : à l'avant, des pattes équipées de pinces, qui servent à marcher, ainsi qu'à attraper et broyer la nourriture. À l'arrière les pattes servent à nager et portent les branchies.




Le corps se termine par une sorte de pointe, appelée faux telson : ce n'est pas du tout un dard, et l'animal n'est pas venimeux. Il sert à la limule à se retourner, lorsqu'elle est échouée sur le dos, sur la plage, à cause des vagues. La limule a la particularité de nager sur le dos! Nous n'avons pas pu le constater, dommage !



Mais le clou du spectacle est le « poisson archer » (le toxote) qui est venu, sans y être invité s'installer dans les bassins.





Ce petit poisson d'une dizaine de cm a la particularité d'être insectivore et pour satisfaire ses besoins alimentaires, il crache sur sa proie, son puissant d'eau à 50 cm au-dessus de la surface jet déséquilibre  l'insecte et hop direct dans la gueule du Toxote.





Seul Serge ose prendre un bout de pain et l'enrober autour du doigt puis attendre un poisson affamé ,ce qui ne tarde pas trop... et le doigt dans la gueule du poisson archer. Drôle de sensation d'entrer dans la bouche d'un poisson !!


Après quelques jours de balades, de plage et de modestes rando, nous pensions retourner à Penang, quand nous voyons une affiche annonçant la dernière manche de la compétition du FISE ,rassemblant les meilleurs bikers de BMX de la planète....alors nous irons pendant 4 jours de suite assister à la compétition, même si a priori nous ne sommes pas trop intéressés par ce sport mais il faut avouer qu’il est très impressionnant de voir les 15 meilleurs riders de la planète enchaîner des figures comme le double backflip, le frontflip, le looping...




Nous terminons notre séjour sur l’île paradisiaque de Langkawi par le FISE, un énorme contest de BMX qui fait une tournée mondiale notamment à Andorre, Pékin, et la plus grosse manche ayant lieu à Montpellier.









Les pilotes sont super sympas ; on discutera notamment avec le français Maxime Charveron, le canadien Mike Varga et l’ancienne gloire Américaine, reconvertie en speaker : Alexander Zachary, alias Catfish !

On se fait alors inviter au repas de clôture de la compétition : un énorme buffet avec quantité de viande et de plats succulents !! Il y aura aussi une remise des prix car c’est la manche finale du FISE : Logan Martin remportera l’épreuve devant Alex Coleborn et Maxime Charveron mais au classement final de toutes les manches c’est le vénézuélien Daniel Dhers qui l’emporte...





Petite Conclusion''
Nous sommes restés 10 jours à Langkawi où l'on s'est vraiment régalé. Même en haute saison touristique, les commerçants sont avenants, aimables et le sourire toujours présent...

Même si Langkawi est une île détaxée , comme Andorre, les prix des loisirs n'explosent pas!! les prix restent identiques au reste du pays & les activités ne manquent pas: jet-ski, plongée, spa, rando à cheval,karting''...
Alors les touristes 'essentiellement malais, ne se privent pas pour s'amuser.''




Petit tour de course pour les 3 garçons, Franck doublera Loïc dans un virage serré aussi bien que l'aurait fait Alonso!!

 par-contre, on retrouve dans le règlement toute la rigidité dont peuvent faire preuve les malais: si tu sors de la piste: arrêt immédiat imposé!
idem  si tu pousses quelqu'un dans le feu de l'action!, 
interdiction d'un tête à queue.... tu dois être maître de ton engin!
& bien sûr ils "postent" un surveillant là où la piste est la plus intéressante, dans les virages afin de s'assurer que personne n’enfreindra le règlement! & ça ne risque pas , vu que les "clients" font les tours de pistes sans se tirer "la bourre" ni tenter d'aller un peu vite, alors les 3 français sont un peu montré du doigt en les traitant "d'inconscients"!! ''






privatisation des plages:pas glop!! interdiction de piétiner le sable pour rejoindre la partie non privée: il faut faire le tour par la route pour aller de l'autre côté!!













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